Les crédits immobiliers conjoints deviennent de plus en plus populaires pour accéder à la propriété au Japon, mais ils exposent les couples à un écart structurel : l’Assurance Des Emprunteurs (ADE) traditionnelle ne protège généralement qu’un seul emprunteur, fragilisant l’autre partie si la vie prend un tournant inattendu.
Shoichiro Fukushima, responsable Group de la planification des offres promotionnelles – activité crédits immobiliers chez PayPay Bank Corporation, et Yasuko Yokoyama, directrice des partenariats stratégiques chez BNP Paribas Cardif au Japon, reviennent sur la manière dont ils ont uni leurs forces pour combler ce manque a aidé PayPay Bank à entrer dans le marché immobilier japonais, très concurrentiel.

En tant que banque digitale spécialisée dans les prêts immobiliers, pourquoi était-il nécessaire pour vous d’avoir un fort positionnement sur ce segment ?
Shoichiro Fukushima (PayPay Bank) : PayPay Bank est entrée sur le marché immobilier en retard, donc nous savions qu’il était nécessaire de se distinguer de la concurrence ou de jouer sur les prix. Nous avions besoin d’un positionnement fort et différencié, et nous pensions que la manière la plus efficace d’y parvenir était de répondre aux besoins sociétaux émergents. C’est pourquoi nous avons souhaité collaborer avec BNP Paribas Cardif au Japon pour développer la première assurance emprunteur pour les crédits immobiliers conjoints, apportant ainsi davantage de valeur aux emprunteurs immobiliers(*).
Quels ont été les problèmes sociétaux que vous avez identifiés et comment avez-vous traduit cela en une offre d’assurance liée à un prêt immobilier?
Shoichiro Fukushima : Nous avons observé une augmentation régulière des prêts immobiliers conjoints, portée par la hausse des prix de l’immobilier et le nombre croissant de ménages à double revenu. Pourtant, l’ADE immobilier conventionnel au Japon ne couvre généralement que la part du prêt de l’emprunteur assuré. Si une maladie grave comme un cancer ou autres surviennent pendant la période de remboursement, les remboursements de l’autre partie peuvent également devenir difficiles. Nous avons estimé essentiel d’offrir une protection aux personnes pour réduire ce risque partagé. L’idée est également venue du terrain : nos équipes commerciales nous ont demandé si un tel produit pouvait être créé, en se basant sur ce qu’elles entendaient de la part des clients.
Qu’est-ce que l’ADE immobilier conjoint, et pourquoi c’est une première au Japon ?
Yasuko Yokoyama (BNP Paribas Cardif au Japon) : Un prêt immobilier conjoint est un montage financier dans lequel deux personnes ou plus – généralement un couple marié – contractent chacune un prêt immobilier pour le même bien et agissent en tant que garants conjoints l’une pour l’autre. Au Japon, cette structure est communément appelée « Prêt Paire ». Avec l’ADE conventionnel, seule la part du prêt de l’assuré est couverte, laissant la dette de l’autre partie non protégée. L’ADE immobilier conjoint est le premier produit au Japon conçu de telle sorte que, si un emprunteur est affecté par un événement imprévu, le solde impayé des deux emprunteurs est couvert ensemble
Comment fonctionne le produit dans des situations réelles pour les couples ?
Yasuko Yokoyama : La couverture est conçue pour répondre à une large gamme de situations inattendues. Si un partenaire décède, reçoit un diagnostic d’invalidité sévère prescrite ou est atteint d’un cancer, le solde total restant pour les deux parties peut être réduit à zéro. Si un emprunteur est hospitalisé en raison d’une maladie ou d’une blessure, le remboursement mensuel pour les deux parties est couvert. Et si l’hospitalisation se prolonge plus de 12 mois, le solde restant dû des deux parties peut également être réduit à zéro.
Qu’est-ce que chaque partenaire a apporté pour rendre cela possible ?
Shoichiro Fukushima : Nous avons contribué à élaborer le concept du produit, en nous basant sur ce que nous avons observé sur le marché et notre compréhension des problèmes sociétaux auxquels nos clients sont confrontés. Nous connaissons bien nos clients et écoutons attentivement leurs besoins. En tant que banque digitale, nous cherchons constamment de nouveaux moyens d’identifier et de combler les lacunes existantes.
Quels premiers éléments montrent que le produit rencontre son public, et quelles sont les prochaines étapes ?
Shoichiro Fukushima : PayPay Bank a été la première banque du secteur à lancer une ADE pour crédits immobiliers conjoints, ce qui lui a permis de s’imposer comme une référence sur ce sujet. En conséquence, le taux de recours/souscription de nos crédits immobiliers conjoints a augmenté de 10 % après le lancement, contribuant directement à une meilleure rentabilité. En regardant vers l’avenir, avec la hausse continue des prix de l’immobilier et de plus en plus de jeunes clients comptant sur des prêts immobiliers conjoints, nous prévoyons de continuer à co-créer des produits répondant aux besoins évolutifs.
Yasuko Yokoyama : De notre côté, nous explorons déjà de nouvelles opportunités de co-développement, avec un focus clair sur l’accessibilité de l’assurance. Nous accordons également une plus grande importance à la stimulation des besoins en ADE et à la l’importance de proposer de nouveaux produits et solutions innovants pour soutenir la croissance des prêts immobiliers de PayPay Bank.
*D’après une étude de PayPay Bank (en mars 2024)
Pour aller plus loin
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Je m’appelle Charles Druguet, je suis UX/UI Designer au sein de l’équipe Innovation et Nouveaux Business Modèles d’Icare. Je travaille sur tous les outils digitaux, les outils internes et externes à destination de nos partenaires. Icare est ma première expérience professionnelle, j’ai rejoint l’équipe d’Indicar juste avant l’incubation au BivwAk!. J’ai pu concevoir l’UX et l’UI du démonstrateur, avec la volonté de rendre les indicateurs clairs et utiles pour nos clients et partenaires.
En dehors du travail, je suis passionné de sport, notamment de rugby et de boxe ; et j’aime suivre l’actualité économique et financière.
Bonjour, je m’appelle Stéphane Leguet et je travaille chez Icare, une filiale de BNP Paribas Cardif spécialisée dans la garantie panne mécanique et les contrats d’entretien pour le marché automobile, basée à Boulogne-Billancourt à côté de Paris en France. A mon arrivée en 2021, j’ai eu la chance de créer l’équipe Innovation et Nouveaux Business Modèles. Avec Charles, notre mission est de développer des services digitaux qui vont au-delà de l’assurance, pour créer de la valeur pour nos partenaires et nos clients.

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Stéphane
Indicar est né d’un constat simple : il existe un déséquilibre d’expertise entre les vendeurs professionnels et les acheteurs particuliers de véhicules d’occasion.
Notre objectif est de démocratiser l’accès aux données techniques, comme la fiabilité, le prix des pièces et les risque de sinistres, pour sécuriser l’achat des particuliers.
Charles
Aujourd’hui, Indicar se décline en plusieurs solutions techniques pour nos partenaires. Dont un widget et une API. Le widget s’intègre très rapidement, en quelques heures. Et la version API permet à nos partenaires de garder la main sur leur ligne éditoriale. Indicar est également un démonstrateur en ligne imaginé comme un outil d’aide à la vente à destination de l’équipe commerciale d’Icare et de nos prospects

Comment votre initiative correspond-elle à la catégorie que vous avez remportée : inclusion et accessibilité ?
Stéphane
Dès le début, nous avons intégré le client dans notre processus. Nous avons construit Indicar en 3 étapes clés :
- Étape 1 – Après un Design Sprint de 2 semaines, nous avons présenté des maquettes à une dizaine de passants dans la rue pour valider nos idées.
- Étape 2 – Nous avons créé un mini-site qui a attiré plus de 4 000 visiteurs pour tester l’appétence des utilisateurs et recueillir des feedbacks. Le taux de conversion a été très fort, nous permettant d’obtenir un GO en interne pour continuer.
Charles
- Étape 3 : Nous avons créé un MVP développé en mode agile. Cette étape d’incubation au Bivwak a été très intense. Tous les quinze jours, nous organisions des présentations auprès de partenaires internes et externes pour partager l’avancée des développements, recueillir leurs retours et intégrer leurs demandes à la solution. Cela nous a permis de créer rapidement des cas d’usage concrets, alignés sur leurs besoins.
Nous devons le succès d’Indicar à une collaboration transverse entre les équipes Data, Marketing et Opérations d’Icare et à l’expertise méthodologique de l’équipe du Cardif Lab.
En résumé, Indicar incarne l’esprit de l’innovation pilotée par le client et le partenaire.
Quelles sont les prochaines étapes pour votre initiative ?
Stéphane
Après avoir été le premier widget intégré sur l’API Store de Cardif, l’API d’Indicar est désormais live chez un partenaire au Portugal et nous sommes en discussion pour l’étendre à d’autres partenaires et sur d’autres géographie.
Charles
Côté développement, nous continuons à affiner l’outil en fonction des retours terrain, pour maximiser son impact et son adoption.
Quels sont vos conseils pour innover chez BNP Paribas Cardif ?
Stéphane
Mon conseil ?
Trouvez un problème concret à résoudre pour vos clients, vos partenaires ou vos collègues. Commencez petit et vite pour valider vos hypothèses ou pivoter, et trouvez un sponsor interne qui croit en votre initiative.
Charles
Pour moi, l’innovation chez BNP et Icare passe par l’implication de tous les métiers. Il faut partager un maximum d’informations, embarquer le plus de personnes possibles pour faire émerger des idées, et surtout, beaucoup échanger. Les retours des partenaires et des autres pôles apportent des perspectives qu’on n’a pas toujours en interne. Le partage et la collaboration, c’est la clé !
Pour aller plus loin
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BNP Paribas Cardif !
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Bonjour, nous sommes Matías González et Jaime Ahumada du Chili, et nous faisons partie de l’équipe CarBoosting, un projet reconnu dans le cadre du programme Innovation Ambassadors de BNP Paribas Cardif.
Nous sommes passionnés par l’innovation et la collaboration en tant que moteurs clés pour améliorer l’expérience client et créer une véritable valeur pour l’entreprise. Notre travail se situe à l’intersection des données, de la technologie et des affaires, où nous nous concentrons sur la résolution de défis complexes grâce au travail d’équipe et à la réflexion analytique.

Faire partie de CarBoosting nous a permis de combiner structure et créativité, en gardant toujours le client au centre de nos décisions. Nous croyons fermement que l’innovation se produit lorsque des perspectives diverses se réunissent autour d’un objectif commun.
Présentez votre initiative
CarBoosting est une initiative pilotée par l’IA conçue pour améliorer la tarification de l’assurance automobile au Chili, avec l’objectif de rendre l’assurance plus accessible, équitable et centrée sur le client.
Le projet est né d’un besoin commercial d’identifier les inefficacités en matière de tarification grâce aux données. En combinant connaissance du métier, analyses avancées et forte collaboration interfonctionnelle, l’équipe a développé un modèle qui rééquilibre les primes de manière plus équitable – réduisant les coûts pour les clients qui paient trop tout en ajustant les prix pour ceux en dessous de la moyenne du portefeuille.
Cette approche collaborative a permis une transition rapide de la conception à la mise en œuvre.
Pour BNP Paribas Cardif, CarBoosting offre une stratégie de tarification plus compétitive, une gestion des risques plus solide et une solution évolutive pouvant être adaptée à d’autres marchés et partenaires.
Comment votre initiative correspond-t-elle à la catégorie remportée ?
CarBoosting reflète parfaitement la catégorie « Leading Innovation in AI « . Elle montre comment l’IA peut être appliquée non seulement pour optimiser la performance, mais aussi pour promouvoir l’équité, la transparence et la valeur pour le client. Ce qui rend ce projet particulièrement distinctif, c’est sa scalabilité et son adaptabilité.
La solution est conçue pour évoluer et être déployée chez d’autres partenaires, en faisant un atout stratégique à long terme. Plus important encore, elle démontre comment l’IA peut être utilisée de manière responsable pour soutenir à la fois les objectifs commerciaux et la confiance des clients.
Quelles sont les prochaines étapes pour votre initiative ?
A l’avenir, notre priorité est de déployer CarBoosting à d’autres partenaires au Chili et dans le même temps d’explorer son utilisation sur d’autres marchés de la région. Parallèlement, nous continuons à améliorer le modèle en intégrant de nouvelles sources de données et en améliorant ses performances.
Du point de vue de l’assurance automobile, notre ambition est de garantir que l’initiative reste pertinente, impactante et prête pour l’avenir.
Quels sont vos conseils pour innover chez BNP Paribas Cardif ?
Soyez ouvert aux nouvelles idées et perspectives, et n’ayez pas peur d’expérimenter.
La véritable innovation se produit grâce à la collaboration entre les équipes, en gardant toujours le client au centre.
Pour en savoir plus
Découvrez « Inside The Action », une série de vidéos qui met en lumière les initiatives clés portées par les collaborateurs de BNP Paribas Cardif en France et à l’international.
BNP Paribas Cardif donne la parole à celles et ceux qui incarnent les valeurs d’engagement et d’innovation au quotidien. Chaque épisode plonge au cœur de ces réalisations collectives et valorise celles et ceux qui contribuent activement à la transformation continue de l’entreprise.
Dans ce nouvel épisode d’Inside the Action, Shiketsu Gi, product manager chez
BNP Paribas Cardif au Japon, nous présente le déploiement d’une couverture santé mentale inédite pour les emprunteurs au Japon. Selon une étude japonaise réalisée en 2020, 40 % des arrêts de travail chez les jeunes actifs sont liés à des troubles psychologiques, les équipes ont développé une solution de protection adaptée à ces nouveaux enjeux sociétaux.
Le témoignage de Shiketsu Gi illustre l’engagement de BNP Paribas Cardif pour une assurance plus humaine et accessible à tous.
Pour aller plus loin
Avec plus de 1 800 magasins intégrant des activités de distribution et de services bancaires, et 9 millions de prêts personnels accordés chaque année, le distributeur mexicain Coppel s’adresse à une large clientèle à revenus modestes, souvent insuffisamment couverte, partout au Mexique. Toute offre de protection intégrée doit donc être à la fois digne de confiance pour les clients et suffisamment robuste pour fonctionner de manière fluide et avec des volumes très élevés.
Javier Tagle Hernandez et Felipe Vila (respectivement Corporate Director of Business Banking and Insurance chez BanCoppel ; et Head of Insurance chez Coppel), ainsi qu’Olivier Calandreau, Directeur général de BNP Paribas Cardif au Mexique, expliquent comment ils ont coconstruit une offre d’assurance emprunteur intégrée, conçue à partir des attentes des clients en matière de simplicité, de transparence et d’accompagnement en cas de coup dur.

Ils reviennent également sur les exigences opérationnelles et technologiques nécessaires pour tenir cette promesse, d’abord validées lors d’une phase pilote avant un futur déploiement à grande échelle.
Q1. Pourquoi l’assurance emprunteur était-elle particulièrement nécessaire pour vos clients ?
Javier Tagle Hernandez (Coppel) : Nous sommes très proches de nos clients. Ils fréquentent nos magasins chaque semaine. Nous accompagnons des familles actives, souvent avec des sources de revenus multiples et dépendantes de l’activité quotidienne. Lorsqu’un événement imprévu survient — maladie, accident, perte du principal soutien financier du foyer — l’impact est immédiat. Nos clients ont donc besoin d’une assurance emprunteur facile à comprendre et qui, en cas de sinistre, leur donne la certitude d’être guidés et soutenus.
Q2. Pourquoi la confiance est-elle si centrale pour Coppel ?
Felipe Vila (Coppel) : Coppel a construit une relation de confiance sur plusieurs décennies. Nos clients comptent sur nous, car ils savent que si nous proposons un produit, nous les accompagnerons et ne les laisserons pas seuls. L’assurance ne fait pas exception : ils attendent la même expérience « Coppel » à chaque point de contact, et surtout que la promesse soit tenue quand cela compte le plus.
Q3. Comment avez-vous travaillé ensemble pour concevoir cette offre ?
Felipe Vila : Nous avons commencé par un véritable travail d’écoute, incluant des groupes de clients, du benchmarking et des analyses approfondies des parcours et des besoins. BNP Paribas Cardif nous a accompagnés tout au long de cette démarche. L’offre a ensuite été construite autour des attentes des clients. Mais le produit n’est qu’un point de départ : le véritable enjeu consiste à tenir la promesse sur l’ensemble du parcours des clients — questions, réclamations, sinistres — d’une manière cohérente avec les usages réels des clients chez Coppel.
Olivier Calandreau (BNP Paribas Cardif au Mexique) : Tout est parti du client et du prêt. Avec des revenus modestes et souvent irréguliers — notamment chez les travailleurs indépendants — les critères d’éligibilité et de couverture ne doivent laisser personne de côté. C’est pourquoi nous avons également conçu des garanties allant au-delà du simple remboursement du capital restant dû, car dans ce segment, il n’existe souvent aucun filet de sécurité lorsque les revenus s’interrompent brutalement.
Q4. Qu’est-ce que la cocréation a impliqué concrètement ?
Olivier Calandreau : La cocréation n’a de sens que si elle répond à la fois aux besoins des clients et à ceux du partenaire. La devise de Coppel, « Mejora tu vida » (« améliorez votre vie »), traduit une ambition forte en matière d’inclusion financière, en parfaite résonance avec la mission de BNP Paribas Cardif. Nous sommes convaincus que la protection peut rendre cette promesse plus concrète, en préservant la stabilité et la tranquillité d’esprit des familles lorsque des aléas de vie surviennent.
Javier Tagle Hernandez : Pour nous, la cocréation commence avec le partenaire. BNP Paribas Cardif travaille avec nous depuis longtemps : leurs équipes viennent dans nos magasins et comprennent nos clients. Il ne s’agissait pas d’une offre standard. Ils sont allés plus loin pour construire une solution accessible financièrement, intégrant la simplicité à chaque étape du processus.
Q5. Où avez-vous
« fait la différence » dans la conception de l’offre ?
Felipe Vila : De nombreux produits d’assurance emprunteur sont avant tout conçus pour protéger le prêteur. Ici, nous avons bâti une proposition qui apporte également une valeur directe aux clients, avec un capital décès versé aux familles et des garanties pensées pour les aider à « rebondir » lorsque des difficultés surviennent.
Olivier Calandreau : Nous avons intégré des situations de rupture de revenus, avec des prises en charge partielles en cas de chômage ou d’incapacité temporaire, afin de sécuriser le prêt tout en soutenant la famille. Nous avons également ajouté des services complémentaires pendant la période de chômage, comme des remises commerciales et un accompagnement en santé mentale, en tenant compte de la difficulté de ces situations.
Q6. Que fallait-il construire sur le plan technique pour fonctionner à l’échelle de Coppel ?
Olivier Calandreau : BNP Paribas Cardif modernise ses capacités informatiques centralisées à travers un nouveau programme digital dont le Mexique est l’un des premiers pays à l’avoir mis en place dans la région LATAM. Avec 9 millions de nouveaux prêts personnels par an, nous avions besoin d’une plateforme à la fois robuste, rapide et sécurisée, offrant une intégration étroite des systèmes. La connectivité via des APIs nous permet de suivre l’activité quotidiennement, jusqu’au niveau de chaque magasin, et d’améliorer significativement le pilotage des risques.
Felipe Vila : La « magie » opère en coulisses. La gestion des sinistres et des services repose sur une intégration très fine des données entre Coppel et BNP Paribas Cardif. Cette interconnexion permet d’offrir une meilleure expérience client au moment le plus critique, avec des délais de réponse plus courts et un accompagnement plus fluide.
Q7. Quels sont les premiers enseignements de la phase pilote ?
Felipe Vila : Le pilote a permis de valider l’expérience client et d’identifier des ajustements de processus, car une intégration à cette échelle est complexe. Nous préparons désormais l’extension de la solution à davantage de magasins afin de poursuivre les tests sur l’après vente et, à mesure que les volumes de sinistres augmentent, d’analyser plus finement le parcours de gestion. Les premiers signaux sont très positifs : aucune réclamation à ce stade et une forte adoption par les conseillers Coppel — nos premiers utilisateurs internes —, une fois la proposition comprise et perçue comme un réel support dans leurs échanges quotidiens avec les clients.
Q8. Quelles sont les prochaines étapes du partenariat ?
Olivier Calandreau : Ce n’est que le début. La plateforme est modulaire et conçue pour accélérer le développement de nouveaux produits, tout en accordant une priorité forte à la sécurité et à la protection des données clients, dans un contexte de cyber risques croissants. Nous prévoyons également d’étendre progressivement les couvertures, au delà du périmètre retail initial, tout en continuant à enrichir le parcours client.
Javier Tagle Hernandez : Nous attendons un approfondissement de cette collaboration. Les équipes de BNP Paribas Cardif nous aident à mieux comprendre nos clients et à leur donner accès à des solutions de protection réellement adaptées à leurs besoins.
Felipe Vila : Nous sommes partenaires depuis plusieurs années. Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de commercialiser un produit. Nous construisons une expérience tout au long du parcours client — et c’est ainsi que l’on bâtit la confiance en assurance et une relation durable avec la marque.
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Je suis Sigrid Motillon, chargée d’études sur les risques médicaux et spéciaux au sein de l’Actuariat France de BNP Paribas Cardif. J’interviens sur l’ensemble des sujets liés au risque médical, aussi bien en phase d’adhésion qu’en phase d’indemnisation, pour les contrats d’assurance emprunteur et de prévoyance individuelle.
Mon rôle consiste à analyser les données médicales et à réévaluer régulièrement nos politiques d’acceptation afin qu’elles reflètent au mieux les avancées médicales et les réalités cliniques observées sur le terrain.
Cela peut prendre la forme de suppressions de formalités médicales, de simplification des règles d’éligibilité ou encore d’intégration de nouveaux services innovants pour nos assurés, comme le remboursement de tests génomiques dans certains cas.
Je travaille en lien étroit avec de nombreuses parties prenantes internes — notamment l’équipe Actuariat, la Direction Impact et Innovation, les équipes opérationnelles (Adhésion, Indemnisation), l’équipe des médecins conseil, le juridique, le marketing, la communication… — ainsi qu’avec des experts médicaux externes, comme le Professeur Caroline Charlier-Woerther, dont l’expertise clinique constitue un apport essentiel à nos analyses.
Animée par la conviction que l’assurance doit accompagner la vie des personnes sans créer d’obstacles injustifiés, je m’engage chaque jour pour faire évoluer nos pratiques vers davantage d’inclusion, de simplicité et de protection. En dehors du travail, je m’intéresse particulièrement aux avancées médicales et aux innovations en santé, passions qui nourrissent directement ma mission.

D’autres personnes ayant contribué au projet :
- Actuariat : David Antonnetti / Myriam Jlidi / Mathieu Jourdain / Sigrid Motillon
- Direction Impact et Innovation : Céline Scazzola
- Médecin expert : Professeur Caroline Charlier-Woerther
Présentez votre initiative
Le VIH concerne aujourd’hui environ 200 000 personnes en France. Grâce aux traitements antirétroviraux modernes, 93 % des personnes traitées atteignent une charge virale indétectable, ne sont plus contagieuses et peuvent mener une vie totalement normale. Cependant, malgré ces avancées médicales majeures, l’accès au crédit et à l’assurance emprunteur demeure un parcours difficile pour de nombreuses personnes vivant avec le VIH.
Notre initiative est née de ce constat : il fallait réexaminer en profondeur la manière dont le risque était évalué pour ces clients. L’objectif était clair : intégrer les données médicales les plus récentes pour rendre l’assurance plus accessible, plus juste et mieux adaptée à la réalité actuelle.
Le projet a réuni une équipe pluridisciplinaire : actuaires, experts médicaux, impact, et principalement l’expertise du Professeur Caroline Charlier-Woerther, qui nous a apporté une vision clinique en temps réel des traitements et de leur efficacité.
Les travaux réalisés permettent désormais de proposer, pour les personnes vivant avec le VIH ayant une charge virale indétectable au moment de la souscription, une assurance emprunteur sans surprime ni exclusion, jusqu’à 1 million d’euros d’emprunt.
Cette avancée dépasse les critères de la convention AERAS : nous simplifions la règle d’appréciation du risque en ne retenant qu’un critère unique — la charge virale indétectable — là où auparavant plusieurs paramètres étaient exigés.
Cette initiative constitue une évolution majeure de notre politique d’accessibilité, parfaitement alignée avec l’engagement de BNP Paribas Cardif, démarré il y a plus 15 ans, pour une assurance plus inclusive, plus simple et plus protectrice.
Caractères innovants :
Dans la lignée des avancées déjà réalisées concernant d’autres pathologies, BNP Paribas Cardif s’est appuyée sur l’expertise reconnue du Professeur Caroline Charlier-Woerther, afin de construire une évaluation du risque innovante.
Innovation n°1 : Bénéficier de l’expertise en temps réel d’un spécialiste de la pathologie
Les échanges avec le Professeur Caroline Charlier-Woerther ont permis de prendre en compte les données d’expérience en temps réel du milieu clinique, notamment l’efficacité des nouveaux traitements issus des progrès récents de la médecine.
Ces informations sont très précieuses et viennent compléter les études statistiques réalisées sur plusieurs années.
Innovation n°2 : Simplification de la règle d’appréciation du risque
Alors que l’appréciation d’un risque doit prendre en compte plusieurs paramètres et comme le prévois la convention AERAS (convention qui définit les droits d’accessions pour s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) qui impose notamment :
Une charge virale indétectable un an après instauration du traitement ;
Un CD4* ≥ 500/mm3 et une charge virale indétectable dans les 12 derniers mois précédant la souscription ;
Une durée entre le début de traitement et la fin du contrat d’assurance emprunteur plafonnée à 35 ans ;
Une durée maximale de couverture du prêt fixée à 25 ans.
Afin qu’une personne vivant avec le VIH puisse emprunter pour réaliser ses projets et accéder plus largement à l’assurance emprunteur sans surprime ni exclusion, BNP Paribas Cardif simplifie les critères d’éligibilité, en ne retenant que la charge virale indétectable au moment de la souscription, pour les emprunts jusqu’à 1 million d’euros.
*Les cellules T4 (ou CD4) sont la cible du VIH. Normalement, leur nombre varie entre 500 et 1500/mm3. Quand ce nombre diminue de manière importante, on parle de déficit immunitaire. Le VIH pénètre à l’intérieur de la cellule CD4 et en perturbe le fonctionnement – Les CD4 (ou T4) | Sida Info Plus
Comment votre initiative correspond-elle à la catégorie que vous avez remportée : inclusion et accessibilité ?
Notre initiative s’inscrit pleinement dans la catégorie récompensant les projets favorisant l’inclusion et l’accessibilité. Chez BNP Paribas Cardif, permettre à chacun d’accéder à une assurance emprunteur la plus adaptée à sa situation est un enjeu essentiel : un refus d’assurance signifie souvent un refus de financement, et donc une impossibilité de réaliser ses projets personnels ou professionnels.
Grâce à notre nouvelle approche, 9 personnes sur 10 vivant avec le VIH peuvent désormais accéder à une assurance emprunteur sans surprime ni exclusion, ce qui représente un progrès déterminant. Cette démarche renforce leur protection et leur permet d’accéder à des projets immobiliers, professionnels ou personnels dans de meilleures conditions.
L’objectif à terme est d’atteindre un taux de tarification standard supérieur à 95 % pour les clients ne présentant pas d’autres comorbidités, contre moins de 5 % auparavant.
Par son impact direct et mesurable sur la vie des assurés, par la simplification apportée aux critères d’éligibilité, et par l’ambition de dépasser les standards de la convention AERAS, cette initiative incarne parfaitement la raison d’être de la catégorie gagnée : offrir une assurance plus inclusive, plus juste et plus innovante.
Quelles sont les prochaines étapes pour votre initiative ?
Cette avancée s’inscrit dans une dynamique plus large menée par BNP Paribas Cardif depuis plus de 15 ans pour améliorer l’accessibilité de l’assurance emprunteur pour les personnes vulnérables.
Les prochaines étapes consistent à étendre cette démarche à d’autres pathologies présentant aujourd’hui des critères d’éligibilité complexes ou pénalisants, notamment certaines maladies rares, en s’appuyant une nouvelle fois sur des partenariats avec des experts médicaux et des chercheurs reconnus.
Nous étudions également la possibilité d’étendre le dispositif à d’autres pays. Nous venons par exemple de déployer cette nouvelle tarification en Belgique.
L’ambition reste la même : continuer à simplifier et à rendre plus inclusive notre assurance, pour permettre à un nombre croissant de personnes de réaliser leurs projets personnels ou professionnels.
Quels sont vos conseils pour innover chez BNP Paribas Cardif ?
Suivre les évolutions, ne pas se fixer de limites, s’appuyer sur l’expertise collective, se questionner nos pratiques et rester constamment à l’écoute des évolutions médicales, des attentes de nos clients et des idées du terrain.
C’est en croisant ces différents facteurs que naissent les solutions les plus inclusives et les plus adaptées pour nos clients.
Acteur majeur de l’assurance emprunteur, BNP Paribas Cardif est engagé depuis 15 ans dans une démarche d’inclusivité qui implique une réflexion globale sur son offre d’assurance. De la conception des produits à la réévaluation continue des critères d’accessibilité, Myriam Jlidi, responsable du département actuariat souscription prévoyance de BNP Paribas Cardif France, revient sur les fondamentaux d’une démarche portée par une responsabilité sociale et sociétale forte.
Qu’est-ce que l’assurance inclusive ?
C’est être en capacité de proposer une solution d’assurance au plus grand nombre. Au-delà de cette définition, pour nous, l’inclusivité est une démarche globale qui prend en compte différents critères allant de la conception des produits au parcours que doit suivre un client lors d’un sinistre. L’un des premiers critères est bien sûr celui du prix puisque l’inclusivité implique que nos produits soient abordables, or ce critère est très relatif. Nous sommes convaincus qu’une assurance abordable est une assurance bien calibrée en fonction des besoins réels des assurés et ajustable si besoin. Nous enquêtons donc régulièrement auprès des différents profils de clients pour comprendre leurs préoccupations majeures ainsi que les freins qu’ils peuvent rencontrer à la souscription d’un contrat. Nous développons également des outils pédagogiques permettant à nos clients de prendre conscience, à partir de leurs situations personnelles, du niveau de protection nécessaire pour préserver l’équilibre financier de leurs foyers en cas d’un aléa de la vie. Nous privilégions aussi les assurances « modulables », composées d’un cœur de garanties essentielles, par exemple le décès, auquel peuvent être adjointes des options activables et personnalisable en fonction des besoins et contraintes budgétaires. Cette modularité nous permet d’être inclusifs en termes de couverture, en proposant une bonne protection en fonction des profils de risque ; et de prix, en évitant le superflu ou l’inutile. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est essentiel d’agir sur l’ensemble de ces leviers pour que l’impact soit réel et durable.
Outre la tarification, quels sont vos autres axes de travail pour proposer une assurance inclusive ?
Nous sommes très attentifs à la clarté de nos produits et la fluidité de nos parcours. Nous tenons à ce que nos offres soient lisibles, transparentes et compréhensibles par tous nos clients. Concrètement, cela signifie adopter un langage contractuel accessible, être très pédagogiques sur la portée exacte des garanties ou encore mettre en place des processus fluides aussi bien au moment de l’adhésion que lors de la gestion du sinistre. Par exemple, à l’adhésion nous proposons des questionnaires de santé simplifiés et personnalisés en fonction des garanties souscrites.

Pourquoi avoir fait le choix de l’inclusivité ?
C’est notre rôle en tant qu’assureur. Proposer une assurance inclusive a toujours été l’un des moteurs de BNP Paribas Cardif, et cela trouve un écho grandissant auprès de nos clients et partenaires. En tant qu’acteur majeur de l’assurance emprunteur nous assumons en effet un important rôle social et sociétal, celui de proposer une assurance emprunteur au plus grand nombre afin de faciliter l’accès à la propriété.
Comment cette ambition d’inclusivité a-t-elle fait concrètement évoluer votre offre d’assurance emprunteur ?
L’un des principaux points d’achoppement de l’accès à l’assurance emprunteur est le risque aggravé de santé. Nous faisons évoluer en permanence nos règles de tarification pour prendre en compte notamment les avancées médicales et aller au-delà du réglementaire quand notre équilibre financier le permet. La recherche médicale avance, et l’assurance doit refléter ces progrès. Par exemple, en 2022, nous avons revu nos critères de tarification concernant les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)1, qui touchent 700 000 personnes en France, en tenant compte des nouveaux traitements permettant de stabiliser la pathologie. Depuis cette révision, la proportion d’assurés atteints de MICI pouvant bénéficier d’une couverture aux conditions standards a été multipliée par quatre, un impact réel et significatif pour nos clients. Depuis, deux nouvelles initiatives de révision des conditions tarifaires ont suivi avec le VIH en 2024, et les cancers du sein, de la prostate et des testicules en 2025.
Comment réalisez-vous la convergence entre ces deux univers, celui de l’assurance et celui de la recherche médicale, a priori très différents ?
Nous travaillons en étroite collaboration avec des spécialistes des pathologies concernées. Leur expertise nous permet de revoir nos critères d’évaluation du risque et de traduire les progrès médicaux en règles de tarification actuarielles. C’est lors d’un congrès sur les évolutions de traitement des MICI que nous avons pris contact avec un professeur expert, afin de requestionner notre approche de tarification. Après un an de travail à ses côtés, nous avons fait évoluer nos conditions en faveur des assurés touchés par cette pathologie en agissant sur deux axes : d’abord une revue et simplification des questionnaires médicaux pour mieux évaluer le risque tout en réduisant l’effort client, puis une refonte complète de nos combinatoires tarifaires, en tenant compte de l’impact positif des nouveaux traitements.
Faire le choix de l’inclusion a aussi un coût en termes de risques et de stabilité financière pour les assureurs. Comment gérez-vous cet impact ?
Effectivement, fragiliser l’équilibre financier de nos portefeuilles serait contreproductif, c’est pourquoi nous avons fait un double choix. Tout d’abord, celui du maintien du principe fondamental de mutualisation afin d’offrir une assurance abordable au plus grand nombre. Aussi, et peut-être surtout, nous avons établi que cette démarche d’inclusivité et notamment pour les risques aggravés de santé, devait être en partie supportée par l’assureur. Au niveau de l’actuariat, le vrai défi est d’avoir la meilleure appréciation possible du risque pris pour pouvoir élaborer des scénarios fiables et trouver le meilleur équilibre entre un impact réel pour le client et un risque assurantiel qui reste sous contrôle.
Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Cela implique de renoncer à une partie de nos marges tout en étant attentifs à préserver l’équilibre financier de nos portefeuilles pour pouvoir justement garantir la viabilité de ces actions. Pour cela, nous effectuons de multiples simulations afin d’anticiper aussi bien les impacts clients que financiers puis en aval, un suivi des améliorations attendues et de l’impact sur la sinistralité et sur notre équilibre financier. Ce travail est essentiel puisque nous ne revenons jamais sur une mesure mise en place. Aujourd’hui, nous pouvons être fiers de préserver cet équilibre en étant toujours plus inclusifs. Nos initiatives bénéficient à l’ensemble de nos clients dans le cadre d’une assurance emprunteur sans distinction entre les produits collectifs et individuels. Ce renoncement de marge nous a permis par exemple d’aller plus loin que ce qui est prévu par la Convention AERAS2, pour des clients porteurs du VIH ou atteints d’un cancer, en réduisant fortement les critères pour accéder à l’assurance emprunteur sans surprime ni exclusion. Pour les patients qui ont surmonté un cancer du sein, 75 % à 80 % bénéficient désormais d’un tarif standard, contre 50 % avant la revue de nos critères. Cela représente une économie de plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du contrat. Ces résultats très concrets nous encouragent à poursuivre sur notre élan, à être de plus en plus inclusifs dans notre proposition d’assurance. Cette démarche d’amélioration continue, est une source de fierté pour toutes nos équipes.
Découvrez comment BNP Paribas Cardif rend l’assurance plus accessible et facilite l’accès à l’assurance emprunteur pour les personnes ayant surmonté un cancer du sein, de la prostate ou des testicules.
1 maladie de Crohn (MC) et rectocolite hémorragique (RCH)
2 la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a pour objectif de faciliter l’accès à l’assurance et à l’emprunt des personnes ayant ou ayant eu un problème de santé.
Le programme Innovation Ambassadors compte 5 gagnants parmi les 102 projets innovants présentés par 24 entités dans le monde en 2025. Il prouve à quel point l’innovation est omniprésente au sein de
BNP Paribas Cardif !

Pourriez vous vous présenter brièvement ?
Je suis Senior Product Manager au sein de l’équipe Value Proposition en Belgique et aux Pays-Bas. Je suis responsable du développement et de la gestion du produit Suretyship, une garantie en cas d’annulation de l’achat d’une maison, qui est proposée par l’intermédiaire de conseillers financiers. A ce poste, je gère le portefeuille produits, j’optimise les demandes et les processus de travail, et je pilote le développement ainsi que le lancement de nouveaux produits et d’améliorations.
Mon objectif est de m’assurer que le produit et ses processus soutiennent efficacement le travail quotidien des conseillers en crédit immobilier. Pour ce faire, je travaille en étroite collaboration avec mes collègues des ventes, du service juridique, de la conformité et de l’informatique.
Je fais le lien entre l’entreprise, les règles et règlements et la technologie. Je suis toujours à la recherche de moyens d’améliorer le produit et de l’adapter aux besoins des clients et à l’évolution du marché. Je me concentre également sur l’utilisation intelligente et efficace des produits et processus existants. Je me perçois comme une « araignée au cœur de la toile », reliant les personnes et les idées au sein de l’organisation. Sur le plan personnel, j’aime faire du vélo Gravel et partir en excursions à la journée hors des sentiers battus. Cela me permet de me détendre et de me ressourcer.

Présentez votre initiative
Le cautionnement est un service d’assurance qui fonctionne comme une garantie et aide à l’achat d’un logement : Au moment de la vente, le vendeur demande à l’acheteur une pénalité en cas d’annulation future de l’achat. L’acheteur peut désormais choisir entre :
- un acompte
ou
- un cautionnement par l’intermédiaire d’un conseiller hypothécaire.
L’une ou l’autre option garantit que la pénalité financière sera payée au vendeur du logement, au cas où la transaction serait annulée par l’acheteur du logement pour des raisons financières. Nous savions qu’en Belgique, un acompte de 10 % est obligatoire dans le processus d’achat. Et qu’il était courant que les acheteurs utilisent leurs économies pour l’acompte. En cas d’épargne insuffisante, ils empruntaient le montant de l’acompte à des proches. Ou qu’ils négocient un acompte moins élevé, ce qui rend leur position en tant qu’acheteur potentiel plus faible et moins intéressante pour le vendeur. Avec le cautionnement, l’acheteur peut garantir les 10 %, ce qui lui confère un avantage par rapport aux acheteurs qui doivent négocier. Et l’acheteur peut utiliser son épargne pour d’autres choses, comme la rénovation d’une cuisine ou d’une salle de bains.
Ainsi, comme les acheteurs de l’époque n’avaient pas la possibilité d’acheter un cautionnement, ou n’étaient même pas au courant de cette possibilité, nous avons vérifié ce que nous avions et ce qui était possible, et nous avons réutilisé notre produit Suretyship « néerlandais » pour le lancer en Belgique. Cette démarche s’inscrit dans le droit fil de notre mission de rendre l’assurance plus accessible.
Comment votre initiative correspond-elle à la catégorie que vous avez remportée : meilleure innovation réutilisée ?
Notre initiative a remporté la catégorie « Meilleure innovation réutilisée » des Innovation Ambassadors parce que nous avons réutilisé un produit BNP Paribas Cardif existant aux Pays-Bas, en adaptant les processus et le système administratif pour l’introduire et le vendre dans un autre pays, la Belgique.
Les prospects ne connaissaient pas le cautionnement en Belgique. La pratique courante voulait que l’acheteur verse lui-même l’acompte sur ses propres fonds. Avec cette assurance, nous avons une offre unique pour l’acheteur belge.
Quelles sont les prochaines étapes pour votre initiative ?
Dans les prochaines étapes, nous développerons nos partenariats avec les courtiers en Belgique, nous élargirons notre canal de distribution avec les courtiers immobiliers et nous sensibiliserons les parties prenantes telles que les notaires.
Quels sont vos conseils pour innover chez BNP Paribas Cardif ?
L’innovation est passionnante et donne de l’énergie. Utilisez cette énergie pour :
- Partager vos idées. Testez-les à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise pour voir s’ils aident réellement votre groupe cible. Expliquez clairement la valeur de votre idée.
- Créer un soutien. Assurez-vous que les autres membres de l’entreprise comprennent et soutiennent votre idée.
- Faire de bonnes recherches. Entretenez-vous avec les clients et vérifiez les lois, les règles et les tendances du marché.
- Aller au-delà des méthodes de travail habituelles. Soyez ouvert à de nouvelles voies et solutions.
- Garder à l’esprit votre objectif final. Restez concentré et évitez les distractions.
- Commencez modestement. Moins, c’est plus. Célébrez les petites réussites pour maintenir la motivation.
- Garder une équipe restreinte. Veillez à ce que chacun se sente responsable du projet.
- Fixer un calendrier précis. Un calendrier précis permet à l’équipe de rester concentrée et impliquée.
Le lancement d’un produit n’est que la première étape. L’expérience acquise permet d’améliorer le produit et le processus. L’innovation ne s’arrête jamais. Restez ouvert à l’apprentissage et au changement.ve the product and the process. Innovation never stops. Stay open to learning and change.
Pour aller plus loin
Se battre contre la maladie, pas pour assurer son prêt immobilier.
Les personnes ayant été atteintes d’un cancer du sein, de la prostate ou des testicules peuvent souscrire un contrat d’assurance emprunteur sans surprime ni exclusion, même avant le délai légal de cinq ans fixé par le droit à l’oubli.
BNP Paribas Cardif rend l’assurance plus accessible
L’assurance emprunteur garantit le remboursement d’un prêt en cas de décès, d’invalidité, d’incapacité de travail et/ou de perte d’emploi dans le cadre d’un projet immobilier, personnel ou professionnel.
Depuis de nombreuses années, la priorité de BNP Paribas Cardif est de mieux couvrir ses assurés et de les protéger contre les accidents de la vie tout en leur permettant de réaliser leur projet immobilier.
Aujourd’hui, une personne ayant surmonté un cancer du sein, de la prostate ou des testicules, peut bénéficier, dès la fin du traitement actif du cancer et en l’absence d’autre pathologie, d’un tarif sans surprime ni exclusion, pour les emprunts jusqu’à 1 million d’euros. Cette démarche s’applique à tous les contrats d’assurance emprunteur distribués en France.
Par cette initiative, BNP Paribas Cardif renforce l’accès à l’assurance des personnes les plus fragiles, et réaffirme son engagement en faveur d’une assurance plus accessible et plus inclusive.
Quand la médecine progresse, nos contrats d’assurance aussi
BNP Paribas Cardif s’appuie sur les avancées scientifiques et médicales et œuvre chaque jour pour rendre l’assurance plus accessible. Nous adaptons notre modèle et collaborons activement avec le monde de la recherche et des experts médicaux pour ajuster nos offres et nos modalités de souscription.
Depuis plus de 15 ans, BNP Paribas Cardif a ainsi mis en place en France des mesures concrètes pour faciliter l’accès à l’assurance emprunteur grâce aux progrès scientifiques et médicaux.
Ces initiatives bénéficient déjà aux personnes souffrant d’asthme, de maladie de Parkinson, de diabète gestationnel, de paraplégie, de tétraplégie ou de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) telles que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique. Depuis décembre 2024, cet accès facilité concerne aussi les personnes traitées pour le VIH ayant une charge virale indétectable lors de la souscription.
Pour plus d’informations sur l’assurance emprunteur de BNP Paribas Cardif, vous pouvez notamment contacter votre conseiller BNP Paribas, un courtier, un conseiller en gestion de patrimoine ou consulter le site Cardif.fr.
Lire le Communiqué de Presse : Cancers de la prostate, des testicules ou du sein : BNP Paribas Cardif facilite l’accès à la propriété pour les personnes ayant surmonté ces maladies – BNP Paribas Cardif
Communication à caractère publicitaire. Cardif Assurance Vie, SA Capital 719 167 488 €, RCS Paris 732 028 154. Cardif Assurance Risques Divers, SA capital 21 602 240 €, RCS Paris 308 896 547. Entreprises régies par le code des assurances, 1 boulevard Haussmann 75009 PARIS.
Découvrez « Inside The Action », une série de vidéos qui met en lumière les initiatives clés portées par les collaborateurs de
BNP Paribas Cardif en France et à l’international.
BNP Paribas Cardif donne la parole à celles et ceux qui incarnent les valeurs d’engagement et d’innovation au quotidien. Chaque épisode plonge au cœur de ces réalisations collectives et valorise celles et ceux qui contribuent activement à la transformation continue de l’entreprise.
Dans ce troisième épisode, Julie Varin, Responsable mobilité interne chez
BNP Paribas Cardif en France et Deise Nogueira, Responsable du service tarification pour les produits d’assurance dommage et habitation chez BNP Paribas Cardif, nous expliquent en quoi la mobilité interne est un sujet clé pour l’entreprise, et comment elle est accompagnée par les équipes des Ressources Humaines chez BNP Paribas Cardif.
Les équipes RH sont mobilisées pour offrir à chaque collaborateur les bonnes informations, les outils et le soutien nécessaires pour les aider à concrétiser leur projet et en faire un vrai levier de développement de carrière.
Pour BNP Paribas Cardif et plus globalement pour le groupe BNP Paribas, un marché de l’emploi interne dynamique grâce aux mobilités internes permet de relever les défis du business et de demain en permettant aux collaboratrices et collaborateurs d’avoir les bonnes compétences, au bon moment et au bon endroit
Julie et Deise vous en expliquent davantage dans la vidéo suivante :