BNP Paribas Cardif s’engage : l’assurance inclusive, une démarche globale et d’amélioration continue
Acteur majeur de l’assurance emprunteur, BNP Paribas Cardif est engagé depuis 15 ans dans une démarche d’inclusivité qui implique une réflexion globale sur son offre d’assurance. De la conception des produits à la réévaluation continue des critères d’accessibilité, Myriam Jlidi, responsable du département actuariat souscription prévoyance de BNP Paribas Cardif France, revient sur les fondamentaux d’une démarche portée par une responsabilité sociale et sociétale forte.
Qu’est-ce que l’assurance inclusive ?
C’est être en capacité de proposer une solution d’assurance au plus grand nombre. Au-delà de cette définition, pour nous, l’inclusivité est une démarche globale qui prend en compte différents critères allant de la conception des produits au parcours que doit suivre un client lors d’un sinistre. L’un des premiers critères est bien sûr celui du prix puisque l’inclusivité implique que nos produits soient abordables, or ce critère est très relatif. Nous sommes convaincus qu’une assurance abordable est une assurance bien calibrée en fonction des besoins réels des assurés et ajustable si besoin. Nous enquêtons donc régulièrement auprès des différents profils de clients pour comprendre leurs préoccupations majeures ainsi que les freins qu’ils peuvent rencontrer à la souscription d’un contrat. Nous développons également des outils pédagogiques permettant à nos clients de prendre conscience, à partir de leurs situations personnelles, du niveau de protection nécessaire pour préserver l’équilibre financier de leurs foyers en cas d’un aléa de la vie. Nous privilégions aussi les assurances « modulables », composées d’un cœur de garanties essentielles, par exemple le décès, auquel peuvent être adjointes des options activables et personnalisable en fonction des besoins et contraintes budgétaires. Cette modularité nous permet d’être inclusifs en termes de couverture, en proposant une bonne protection en fonction des profils de risque ; et de prix, en évitant le superflu ou l’inutile. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est essentiel d’agir sur l’ensemble de ces leviers pour que l’impact soit réel et durable.
Outre la tarification, quels sont vos autres axes de travail pour proposer une assurance inclusive ?
Nous sommes très attentifs à la clarté de nos produits et la fluidité de nos parcours. Nous tenons à ce que nos offres soient lisibles, transparentes et compréhensibles par tous nos clients. Concrètement, cela signifie adopter un langage contractuel accessible, être très pédagogiques sur la portée exacte des garanties ou encore mettre en place des processus fluides aussi bien au moment de l’adhésion que lors de la gestion du sinistre. Par exemple, à l’adhésion nous proposons des questionnaires de santé simplifiés et personnalisés en fonction des garanties souscrites.

Pourquoi avoir fait le choix de l’inclusivité ?
C’est notre rôle en tant qu’assureur. Proposer une assurance inclusive a toujours été l’un des moteurs de BNP Paribas Cardif, et cela trouve un écho grandissant auprès de nos clients et partenaires. En tant qu’acteur majeur de l’assurance emprunteur nous assumons en effet un important rôle social et sociétal, celui de proposer une assurance emprunteur au plus grand nombre afin de faciliter l’accès à la propriété.
Comment cette ambition d’inclusivité a-t-elle fait concrètement évoluer votre offre d’assurance emprunteur ?
L’un des principaux points d’achoppement de l’accès à l’assurance emprunteur est le risque aggravé de santé. Nous faisons évoluer en permanence nos règles de tarification pour prendre en compte notamment les avancées médicales et aller au-delà du réglementaire quand notre équilibre financier le permet. La recherche médicale avance, et l’assurance doit refléter ces progrès. Par exemple, en 2022, nous avons revu nos critères de tarification concernant les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)1, qui touchent 700 000 personnes en France, en tenant compte des nouveaux traitements permettant de stabiliser la pathologie. Depuis cette révision, la proportion d’assurés atteints de MICI pouvant bénéficier d’une couverture aux conditions standards a été multipliée par quatre, un impact réel et significatif pour nos clients. Depuis, deux nouvelles initiatives de révision des conditions tarifaires ont suivi avec le VIH en 2024, et les cancers du sein, de la prostate et des testicules en 2025.
Comment réalisez-vous la convergence entre ces deux univers, celui de l’assurance et celui de la recherche médicale, a priori très différents ?
Nous travaillons en étroite collaboration avec des spécialistes des pathologies concernées. Leur expertise nous permet de revoir nos critères d’évaluation du risque et de traduire les progrès médicaux en règles de tarification actuarielles. C’est lors d’un congrès sur les évolutions de traitement des MICI que nous avons pris contact avec un professeur expert, afin de requestionner notre approche de tarification. Après un an de travail à ses côtés, nous avons fait évoluer nos conditions en faveur des assurés touchés par cette pathologie en agissant sur deux axes : d’abord une revue et simplification des questionnaires médicaux pour mieux évaluer le risque tout en réduisant l’effort client, puis une refonte complète de nos combinatoires tarifaires, en tenant compte de l’impact positif des nouveaux traitements.
Faire le choix de l’inclusion a aussi un coût en termes de risques et de stabilité financière pour les assureurs. Comment gérez-vous cet impact ?
Effectivement, fragiliser l’équilibre financier de nos portefeuilles serait contreproductif, c’est pourquoi nous avons fait un double choix. Tout d’abord, celui du maintien du principe fondamental de mutualisation afin d’offrir une assurance abordable au plus grand nombre. Aussi, et peut-être surtout, nous avons établi que cette démarche d’inclusivité et notamment pour les risques aggravés de santé, devait être en partie supportée par l’assureur. Au niveau de l’actuariat, le vrai défi est d’avoir la meilleure appréciation possible du risque pris pour pouvoir élaborer des scénarios fiables et trouver le meilleur équilibre entre un impact réel pour le client et un risque assurantiel qui reste sous contrôle.
Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Cela implique de renoncer à une partie de nos marges tout en étant attentifs à préserver l’équilibre financier de nos portefeuilles pour pouvoir justement garantir la viabilité de ces actions. Pour cela, nous effectuons de multiples simulations afin d’anticiper aussi bien les impacts clients que financiers puis en aval, un suivi des améliorations attendues et de l’impact sur la sinistralité et sur notre équilibre financier. Ce travail est essentiel puisque nous ne revenons jamais sur une mesure mise en place. Aujourd’hui, nous pouvons être fiers de préserver cet équilibre en étant toujours plus inclusifs. Nos initiatives bénéficient à l’ensemble de nos clients dans le cadre d’une assurance emprunteur sans distinction entre les produits collectifs et individuels. Ce renoncement de marge nous a permis par exemple d’aller plus loin que ce qui est prévu par la Convention AERAS2, pour des clients porteurs du VIH ou atteints d’un cancer, en réduisant fortement les critères pour accéder à l’assurance emprunteur sans surprime ni exclusion. Pour les patients qui ont surmonté un cancer du sein, 75 % à 80 % bénéficient désormais d’un tarif standard, contre 50 % avant la revue de nos critères. Cela représente une économie de plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du contrat. Ces résultats très concrets nous encouragent à poursuivre sur notre élan, à être de plus en plus inclusifs dans notre proposition d’assurance. Cette démarche d’amélioration continue, est une source de fierté pour toutes nos équipes.
Découvrez comment BNP Paribas Cardif rend l’assurance plus accessible et facilite l’accès à l’assurance emprunteur pour les personnes ayant surmonté un cancer du sein, de la prostate ou des testicules.
1 maladie de Crohn (MC) et rectocolite hémorragique (RCH)
2 la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a pour objectif de faciliter l’accès à l’assurance et à l’emprunt des personnes ayant ou ayant eu un problème de santé.