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BNP Paribas Cardif se fixe un objectif de 3,5 milliards d’euros d’investissements verts à fin 2020

18 mars 2019

 

L’entreprise renforce sa stratégie d’Investissement Socialement Responsable initiée en 2008, en prenant de nouvelles mesures en faveur de la transition énergétique et de l’atténuation de l’empreinte écologique. 

 

Un objectif de 3,5 milliards d’euros d’investissements verts[1] à fin 2020 

Parce que la transition énergétique fait partie des priorités de sa stratégie RSE, BNP Paribas Cardif s’était engagé sur un objectif de 2,4 milliards d’euros d’investissements verts à fin 2020. En l’espace de 2 ans, l’assureur a plus que doublé ses investissements verts[2] dans le cadre des fonds généraux de ses pays domestiques (France, Italie, Luxembourg), soutenant le financement de la transition énergétique et l’atténuation de l’empreinte écologique.

BNP Paribas Cardif décide de relever de 1,1 milliard d’euros son objectif pour atteindre 3,5 milliards d’euros d’investissements verts à fin 2020. L’assureur continuera de participer au développement des obligations vertes qui financent des projets à haute valeur environnementale et poursuivra ses investissements à impact environnemental.

 

Une réduction de son exposition au charbon 

BNP Paribas Cardif poursuit la réduction de l’exposition au charbon des portefeuilles de titres gérés en direct pour les fonds généraux de ses marchés domestiques[3]. Cette initiative s’inscrit dans la politique sectorielle du groupe BNP Paribas qui encadre en particulier les activités liées au secteur de la production d’électricité à partir du charbon.

A ce jour, dans le cadre de ses actifs gérés en direct, BNP Paribas Cardif ne finance plus aucune entreprise productrice d’électricité dont plus de 30 % des capacités de production d’électricité installée utilisent le charbon.

L’application de cette politique sectorielle concerne les flux d’investissements et le stock des titres déjà détenus en direct dans les fonds généraux. C’est pourquoi, en 2018, l’assureur a cédé dans ce cadre 200 millions d’euros de titres investis dans des entreprises liées au secteur de la production d’électricité à partir du charbon[4].  

En complément de ces intiatives, BNP Paribas Cardif poursuit son engagement actionnarial pour faire évoluer les pratiques des émetteurs. En tant qu’acteur majeur du financement de l’économie et porteur de titres en direct, BNP Paribas Cardif a fait le choix de renforcer sa politique d’engagement actionnarial en y intégrant de nouveaux critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ayant notamment trait à la diversité et aux droits humains). L’assureur applique cette stratégie sur l’ensemble des titres détenus en direct dans le cadre des fonds généraux de ses pays domestiques.

 

Une gestion responsable de ses investissements immobiliers

BNP Paribas Cardif continue d’accroître ses exigences environnementales sur le parc immobilier qu’il détient en France. L’entreprise s’est engagée à réduire de 30 %, d’ici 2020, la consommation énergétique de ses
55 immeubles de bureaux qui représentent 658 956 m².
BNP Paribas Cardif met en place des actions de rénovation énergétique et des investissements innovants (financement de l’immeuble Java à Paris fonctionnant « sans climatisation », végétalisation des immeubles, constructions en bois…) afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la biodiversité.

«  Nous sommes convaincus que les assureurs ont un rôle à jouer dans l’accompagnement de la transition énergétique. En tant qu’investisseur institutionnel, nous poursuivons nos efforts pour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, tout en conciliant performance financière et responsabilité sociale » explique Olivier Héreil, Directeur général adjoint, Gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif.

 

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[1] Selon Novethic, l’investissement vert relève de l’Investissement Socialement Responsable (ISR) et qualifie l’ensemble des opérations qui ont pour objectif de favoriser la transition énergétique et d’atténuer l’empreinte écologique.

[2] 2,4 milliards d’euros à fin 2018.

[3] Les actifs gérés en direct par BNP Paribas Cardif dans ses marchés domestiques représentent 114,5 milliards d’euros en 2018.

[4] Des entreprises productrices d’électricité dont plus de 30% des capacités de production d’électricité installée utilisaient le charbon.


Nominations au sein du comité exécutif de BNP Paribas Cardif

 

14 Mars 2019

 

L’assureur BNP Paribas Cardif, spécialiste des partenariats en bancassurance et leader mondial en assurance  des  emprunteurs, annonce 3 nominations au sein de son comité exécutif :

-      Pauline Leclerc-Glorieux, Directrice Générale Adjointe, Efficacité Technologie & Opérations (ETO)

-      See See Ooi, Directrice de la zone Asie

-      Vincent Sussfeld, Directeur de l’Actuariat

 

Le comité exécutif de l’assureur est dorénavant composé de 16 membres, 8 femmes et 8 hommes au parcours professionnel varié et à la connaissance approfondie des activités clés de l’entreprise.

Ces nominations contribuent à la transformation de l’entreprise et à son modèle de développement fondé sur les partenariats. Elles démontrent également la volonté de BNP Paribas Cardif de promouvoir la mixité dans tous ses métiers.

Pauline Leclerc-Glorieux a pour mission d’accélérer la transformation de la fonction ETO au service du développement digital de l’entreprise, de la fiabilité des opérations et de l’amélioration des parcours clients et partenaires. En Asie, See See Ooi contribuera à l'internationalisation de l’assureur et au développement de ses activités dans cette zone stratégique. Enfin, Vincent Sussfeld prend en charge l’Actuariat, fonction essentielle pour la maîtrise des risques et l’innovation dans l’ensemble des pays où BNP Paribas Cardif opère. Il s’appuiera sur la data science pour contribuer au développement de nouvelles offres pertinentes destinées aux clients de l’assureur.

Pauline Leclerc-Glorieux est nommée Directrice de la fonction Efficacité, Technologie et Opérations (ETO). Elle prend également la fonction de Directrice Générale Adjointe de BNP Paribas Cardif. Pauline Leclerc-Glorieux est ancienne élève de l’Ecole Polytechnique, Ingénieur du Corps des Mines et membre de l’Institut des Actuaires Français. Elle a rejoint la direction financière de BNP Paribas Cardif en 2011, après avoir exercé différentes responsabilités auprès de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). De 2014 à 2018, elle était Directrice de l’Actuariat. Pauline Leclerc-Glorieux est membre du comité exécutif de BNP Paribas Cardif depuis 2016.

See See Ooi devient Directrice de la zone Asie et intègre le comité exécutif de BNP Paribas Cardif. Titulaire d’un actuarial science bachelor degree aux Etats-Unis, See See Ooi évolue dans le secteur de l’assurance depuis 29 ans. Elle a occupé plusieurs postes de management dans des compagnies d’assurance en Malaisie, en Chine, à Hong Kong et à Taïwan, des postes qui lui ont permis d’acquérir une grande expertise en bancassurance. See See Ooi a rejoint BNP Paribas Cardif en 2014 en tant que Directrice Adjointe Asie, plus particulièrement en charge du marketing, de la distribution et du développement pour la région. En 2016, elle a pris la direction générale de BNP Paribas Cardif à Taïwan.

Vincent Sussfeld est nommé Directeur de l’Actuariat. Il est diplômé de l’EM Lyon Business School, de l’Institut d'Etudes Politiques de Paris et ancien élève de l’Ecole Nationale d'Administration. Vincent Sussfeld débute sa carrière en 2001 chez Allianz France en tant que Directeur de la RSE, avant de prendre en charge le projet de transformation et innovation au sein de la direction de l'indemnisation IARD. En 2007, il intègre BNP Paribas Cardif, en tant que Directeur des affaires publiques. Il est nommé Directeur Adjoint de la co-entreprise SBI Life en Inde en 2009, puis Directeur commercial au sein des Marchés internationaux en 2012, avant de piloter la zone Asie de 2015 à 2018. Vincent Sussfeld est membre du comité exécutif de BNP Paribas Cardif depuis 2015.

 

Suite à ces nominations, le comité exécutif de BNP Paribas Cardif se compose désormais de 16 membres :

-      Renaud Dumora, Directeur Général

-      Stanislas Chevalet, Directeur Général Adjoint, Transformation et Développement

-      Olivier Héreil, Directeur Général Adjoint, Gestions d’actifs

-      Virginie Korniloff, Directrice Générale Adjointe, Marchés domestiques

-      Jean-Bertrand Laroche, Directeur Général Adjoint, Marchés internationaux

-      Pauline Leclerc-Glorieux, Directrice Générale Adjointe, Efficacité, Technologie et Opérations

-      Fabrice Bagne, Directeur de la France

-      Bernard Bolle-Reddat, Directeur de la Gestion des Risques

-      Pauline de Chatillon, Directrice de la Conformité

-      Isabella Fumagalli, Directrice de l’Italie

-      Sophie Joyat, Directrice des Ressources humaines

-      Carine Lauru, Directrice de la Communication

-      See See Ooi, Directrice de la zone Asie

-      Murielle Puron Chambord, Directrice Finance

-      Vincent Sussfeld, Directeur de l’Actuariat

-      Francisco Valenzuela, Directeur de la zone Amérique latine

 

Des photos sont disponibles auprès du service de presse.

 

Contact presse BNP Paribas Cardif :

Valérie Oberlin – +33 (0)1 41 42 78 17 – valerie.oberlin@bnpparibas.com

Sophie Le Blévec - +33 (0)1 41 42 69 56 – sophie.s.leblevec@bnpparibas.com 

Marion Saraf – +33 (0)1 41 42 70 71 – marion.saraf@bnpparibas.com

Caroline Le Roux – +33 (0)1 41 42 65 61 – caroline.leroux@bnpparibas.com

 

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Paiement digital : une course effrénée pour la conquête des utilisateurs

6 Février 2019

 

Il y a encore quelques décennies, on ne payait qu'en magasin, et en liquide ; aujourd'hui, payer en ligne est devenu presque banal, et le e-commerce se porte très bien : le marché global du commerce de détail en ligne devrait même dépasser les 4,5 billions de dollars d'ici 2021. Quels sont les acteurs qui livrent bataille ?

Le paiement digital est devenu monnaie courante, et regroupe aujourd’hui une multitude d’acteurs (on pense notamment à PayPal, via lequel 18% des ventes électroniques sont réalisées). Le paiement mobile gagne également de l’ampleur, avec des transactions sur smartphone qui se démocratisent et trouvent de nouveaux canaux : portefeuilles mobiles (Apple Pay, Samsung Pay), applications mobiles (Venmo, Square), nouveaux outils proposés par les messageries instantanées (Facebook Pay sur Facebook Messenger).

La promesse du paiement digital permettra-t-elle, demain, d'effectuer des transactions sans même avoir recours à un dispositif déployé par un acteur financier à proprement parler (comprendre ici : sans passer par une application développée par un acteur bancaire ou fintech) ? Avec la nouvelle collaboration de Google et PayPal, les utilisateurs peuvent désormais payer en utilisant Gmail et YouTube ; tandis que pour les utilisateurs Microsoft, Microsoft Pay est désormais accessible depuis Outlook. Une nouvelle vague de services se développe à la faveur du paiement sans friction, et les géants du web cherchent à capter et à retenir l'attention des utilisateurs, afin de les garder impliqués dans leur produit et d'empêcher leur potentielle migration vers un autre service. Les start-up sauront-elles se maintenir face aux stratégies des GAFAM ?

Max Koenig, responsable des partenariats fintech au sein de l'accélérateur Plug and Play dans la Silicon Valley, explique que le combat se joue en fait entre les nouveaux acteurs, puisque bien souvent, « les grands opérateurs – qu'il s'agisse de banques ou de sociétés technologiques – ont déjà une base utilisateurs importante et fidèle. Le déploiement d'un nouveau service de paiement au sein d'un produit déjà existant aura au départ beaucoup plus de succès que s’il faut convaincre les utilisateurs de télécharger et de commencer à utiliser un tout nouveau produit. » Il ajoute : « La course aux paiements est basée sur un parcours utilisateur sans friction. Zelle, créée par sept des plus grandes banques américaines et directement intégrée à l’application bancaire de l’utilisateur, est en tête sur ce front. Avec Venmo, il faut retirer l’argent de l’application et le transférer sur son compte bancaire, ce qui ajoute une couche de friction ; tandis qu’avec Zelle, l’argent est directement déposé. » L’arrivée de Zelle sur le marché est le signe que « les banques travaillent sans relâche pour conserver leurs avantages et ne pas devenir de simples canaux. Zelle est en train de dépasser Venmo, qui demeure toutefois la solution de référence. » Il explique que le succès de Zelle est lié à la base utilisateurs des banques sur laquelle l’application a pu s’appuyer dès son lancement. Son analyse s’applique aussi à Facebook et Google, qui sont en train de greffer des produits sur une base utilisateur déjà acquise. Il semble que les consommateurs choisissent donc la simplicité : une seule application pour une multitude de services.

Entre fintech et techfin (un terme qui décrit désormais les géants du numérique qui étendent leurs activités aux services financiers), rien ne semble joué. Max Koenig estime même que l'influence de Google et d'Apple sur les startups fintech n'est pas si forte. Il précise : « La fintech est un créneau très intéressant, où la plupart des fondateurs sont des cadres de banque hautement qualifiés et expérimentés qui s’attaquent à un segment particulier. En général, la grande majorité des start-up de ce domaine ne sont pas originaires de la Silicon Valley. La région constitue un terrain important, à un moment donné, pour la mise à l'échelle et l'investissement, mais le développement de produits se fait rarement sur place. »

Aujourd’hui, Apple Pay, Samsung Pay et Google Pay regroupent à eux trois plus de 150 millions d'utilisateurs, et ce chiffre pourrait atteindre 500 millions d’ici 2021. Et pourtant, aux États-Unis, c’est étonnamment Starbucks qui est en tête des applications de paiement mobile. Reste donc à savoir à qui les consommateurs feront le plus confiance.

 

Article écrit en collaboration avec l'Atelier


A quand un modèle de commerce social façon WeChat ?

17 décembre 2018

 

 

Le modèle économique chinois post-digitalisation, dont WeChat est le symbole, voit s’ériger une certaine hégémonie des plateformes qui, de plus en plus, deviennent des applications totales. Ce modèle de « social e-commerce » est-il réplicable au reste du monde ? Pas si sûr.

 

Quand l’Occident semble, au gré des récents scandales, prendre la mesure du danger que représente un possible monopole des plateformes d’intermédiation, en Chine au contraire, le réseau social WeChat poursuit sa formidable ascension. Revendiquant depuis quelques mois un milliard d’utilisateurs actifs, la plateforme règne de façon quasi-monopolistique sur le business des réseaux sociaux du pays. Et quel pays ! Car la Chine est l’un des espaces les plus connectés de la planète avec ses 770 millions d’internautes actifs dont plus de 724 millions disent utiliser WeChat tous les jours. Quand on sait qu’en moyenne, un citoyen chinois passe près de 90 minutes par jour sur le réseau social, WeChat semble encore avoir de beaux jours devant lui. Considéré comme le Facebook asiatique, il se veut pourtant bien plus que cela et pourrait même poser les bases d’un e-commerce nouvelle génération via les réseaux sociaux.

 

Un écosystème intégré total

 

En effet, la plateformisation économique que connaît la Chine est, à bien des égards, bien différente de celle à l’œuvre en Occident. Evidemment, les cultures ne sont pas les mêmes, ni les paradigmes économiques ou les modèles de gouvernance. Cependant, elles ont en commun  l’ambition affichée par les CEO des différents projets de construire de véritables écosystèmes intégrés organisant la grande majorité, pour ne pas dire la totalité, des interactions humaines, qu’elles soient sociales, politiques ou économiques.

 

Selon Yvonne LI, brand consultant au sein de Q1 Consulting, cabinet de conseil chinois spécialisé dans l’intelligence économique, « Aujourd’hui, WeChat est bien plus qu’une simple application mais prend davantage la forme d’un écosystème intégré fournissant des services couvrant l’intégralité des besoins que les utilisateurs peuvent avoir dans leur vie ». Résultat ? WeChat semble devenir indispensable à la vie quotidienne. Tout se passe comme si, l’application était devenue une super-plateforme d’échange revendiquant un monopole à peine dissimulé sur les interactions et échanges entre les personnes. Aussi, « le travail de WeChat, dans cette volonté de créer un écosystème, a d’abord été de diversifier ses activités. Aujourd’hui, il permet ainsi de faire du shopping, de réserver un taxi, un restaurant mais aussi de se déplacer en ville ou payer dans les magasins » confesse Yvonne Li. Cette formule « all inclusive » version plateforme présente ainsi l’avantage de la simplicité : tout est réuni en une même plateforme. Le modèle ? Un système central autour duquel gravitent une multitude d’applications interconnectées.

 

Les mini-programmes, le fer de lance de la révolution du e-commerce

 

Aujourd’hui, ce qui attire l’attention de tous les retailers chinois ce sont les mini-programmes. Et pour cause, près de 600.000 applications gravitent déjà sur la super-plateforme, totalisant plus de 170 millions d’utilisateurs journaliers. Entièrement intégrées au réseau social, elles interagissent avec lui et offrent plus de viralité au contenu ainsi qu’une grande facilité d’utilisation. Dans la logique unifiée de plateforme totale, WeChat intègre aussi des services financiers comme WeChat Wallet qui représente près de 69% des revenus globaux de la plateforme. Les fonctionnalités sont multiples : du paiement instantané au paiement offline par QR Code en passant par un service de crédit.

 

Toutefois, ce modèle n’est pas l’apanage de la Chine :  on se souvient notamment du Marketplace de Facebook ou encore du Shopping de Google. Mais force est de constater que le succès en Occident est loin d’être le même qu’en Asie. En cause ? La force des habitudes, l’attachement encore prégnant aux magasins physiques mais aussi et surtout la question de la protection des données personnelles. Car dans cet e-commerce social, c’est l’interdépendance et l’intercommunication qui sont les maîtres-mots avec comme point d’ancrage les données des utilisateurs.

 

Vers un totalitarisme gouvernemental des plateformes ?

 

En effet, ce qui ferait frémir les occidentaux, trop attachés au respect de leur vie privée et à la transparence de l’utilisation de leurs données personnelles, ne semble pas inquiéter les citoyens chinois. « En Chine, les gens ne sont pas tant préoccupés que cela par la protection de leurs données personnelles. Les exigences de transparence ne sont pas les mêmes qu’en Europe, même s’agissant de données sensibles comme les données de paiement. Si Apple Pay est dans l’impasse en Occident, en Chine des centaines de millions de personnes utilisent le paiement mobile en consentant complètement à livrer leurs données personnelles » selon l’experte Yvonne LI. Pourtant, l’écueil totalitaire est prégnant. En prenant la forme de mini-sociétés encadrant les échanges entre les citoyens et modélisant les comportements à grands coups de conditions d’utilisation, les plateformes d’intermédiation entendent, de façon implicite, devenir le cadre de gouvernance de référence, enterrant par la même les prérogatives régaliennes des Etats. C’est sûrement dans ce sens d’ailleurs qu’il faut lire les décisions à répétition des autorités chinoises conduisant à la censure des réseaux sociaux ou encore les diverses auditions auxquelles a dû se rendre Mark Zuckerberg ces derniers mois.

 

Article écrit en collaboration avec l'Atelier

 


BNP Paribas Cardif, soutient l’entrepreneuriat féminin aux cotés de l’association fintexx – women in finance

29 Janvier 2019

 

A l’occasion du Paris Fintech Forum, événement international de référence dans le domaine de la finance et la tech, organisé fin janvier, l’association européenne fintexx – women in finance et l’assureur BNP Paribas Cardif ont convié de nombreuses dirigeantes de start-up, le 28 janvier 2019, à échanger sur les fintechs qui transforment notre quotidien ainsi que sur le rôle et  la contribution des femmes dans la finance et la tech. Retrouvez l'interview de Nathalie Doré, Chief Digital & Acceleration Officer de BNP Paribas Cardif et de Carolin Gabor, associée chez finleap et fondatrice de fintexx – women in finance.

 

Qu’est que le fintexx – women in finance et l’événement que vous organisez à l’occasion du Paris Fintech Forum avec BNP Paribas Cardif ?

Carolin Gabor : fintexx – women in finance est une initiative de finleap que j’ai eu l’idée de lancer en 2016 dans le but d’apporter aux femmes qui travaillent dans le monde de la finance et des technologies plus de visibilité et d’occasions de nouer des contacts. Elle est composée d’un cercle fermé de dirigeantes d’entreprises qui ont tissé autour d’elles un solide réseau dans le secteur financier. Nous nous retrouvons généralement pour déjeuner ou dîner et avons déjà organisé des événements fintexx – women in finance à Londres, Amsterdam, Francfort ou Zurich. Nous mettons l’accent sur la création de réseaux, la recherche d’opportunités commerciales communes et le soutien mutuel. Ce qui est important aussi à mon sens, c’est que l’initiative offre des perspectives à une nouvelle génération de femmes qui se destinent à une carrière dans la finance et la technologie tout en continuant de stimuler et offrir un soutien aux femmes qui opèrent dans le domaine des services financiers. Je me sens particulièrement proche de ces jeunes femmes technophiles. Chez finleap, incubateur de fintechs, nous encourageons la diversité au sein de nos équipes et sommes très fiers de compter autant de femmes que d’hommes à des postes clés.

J’avais vraiment hâte que cet événement organisé avec BNP Paribas Cardif se concrétise. Nathalie et moi sommes en contact depuis longtemps et je suis ravie de faire venir fintexx à l’occasion du Paris Fintech Forum et d’y rencontrer des femmes formidables et passionnantes de différentes nationalités et de divers horizons.

 

Pourquoi BNP Paribas Cardif s’associe à l’initiative du fintexx – women in finance?

Nathalie Doré: Nous sommes très contents de nous associer à l’association fintexx – women in finance. Nous sommes très impliqués dans le monde des start-up, l’open innovation étant un axe majeur de notre stratégie. Avec notre fonds d’investissement C. Entrepreneurs, créé en 2016 et géré par Cathay Innovation, nous soutenons financièrement une dizaine de start-up. Au-delà de l’apport financier, nous les soutenons en les aidant à construire les conditions de leur croissance : nous faisons un projet avec chaque start-up dans lesquelles nous investissons. C’est la condition, pour nous, d’accelérer notre transformation et, pour les start-up, de tester l’appétence de nouveaux marchés car nous travaillons avec plus de 500 partenaires distributeurs et comptons 100 millions d’assurés. Nous collaborons également avec de nombreuses start-up sans forcément investir dedans. La start-up insurtech Clark, soutenue par finleap, est un bon exemple. J’ai rencontré Caroline au Women’s Forum. Nous étions speakers à la même table ronde sur les femmes dans la fintech. Nous avons très vite trouvé des intérêts business communs autour des plateformes et collaborons désormais au travers de notre projet avec Clark en Allemagne. Nous partageons également la volonté d’avoir une industrie bancaire et fintech plus accessible aux femmes. En règle générale, plus on monte dans la hiérarchie, plus les femmes se font rares. En finance, il y a bien une parité si on regarde les chiffres globaux mais quand on arrive au top management, la représentation des femmes s’effondre à 15%. Je suis fière de travailler pour une entreprise où ce n’est pas le cas : notre comité exécutif est proche de la parité. Il est important de faire bouger les lignes pour amener plus d’égalité dans notre industrie. Nous connaissons les impacts économiques et sociétaux d’une mauvaise diversité. C’est important pour nous de soutenir les initiatives qui contribuent à l’égalité hommes / femmes, telles que celles proposées par l’association fintexx – women in finance. Une des façons de faire bouger les lignes est de rendre plus visibles les femmes dans la finance : mobiliser les réseaux engagés comme fintexx et les personnalités féminines du secteur, et les faire intervenir en tant que role model dans des événements comme celui-ci.

 

L’association fintexx – women in finance favorise les échanges entre dirigeantes de start-up. Quelle place occupent les femmes dans le digital aujourd’hui ?

Nathalie :Une étude récente du Syntec Numérique rappelle que les femmes représentent seulement 27,5% des effectifs dans le numérique et qu’elles se font particulièrement rares dans les métiers techniques (tels que le développement ou la data science). Et cela dépasse les frontières. J’ai été fortement sensibilisée à ce problème quand je vivais aux Etats-Unis. La bonne nouvelle est que nous pouvons agir au niveau de nos entreprises. Si la diversité est faible à la sortie des écoles formant au digital, il est important de communiquer sur la possibilité de se réorienter avec des roles models à l’appui et ainsi ramener un équilibre, une égalité des genres.

Avec la 4ème révolution industrielle, de nombreux métiers sont amenés à évoluer pour s’adapter aux nouveaux besoins des entreprises et aux nouveaux modes de consommation. Il y aura de plus en plus besoins de compétences Tech. Dans cette optique, l’an dernier, BNP Paribas Cardif s’est associé à General Assembly, un pionnier dans le domaine de l'éducation et de l'évolution de carrière, spécialisé dans les compétences qui sont aujourd'hui les plus recherchées, pour accompagner ses équipes face à ces changements majeurs. Nous nous sommes ainsi engagés à former 1000 collaborateurs d’ici fin 2022 et à ouvrir ces sessions aux collaborateurs de nos partenaires distributeurs et au Groupe BNP Paribas. Nous avons formé plus de 100 collaborateurs sur le 2ème semestre 2018 à l’UX Design, les méthodes agiles et la data science. Nous avons pu compter sur une participation quasi égale d’hommes et de femmes de l’entreprise. C’est encourageant !

Carolin : La proportion de femmes qui créent des start-up spécialisées dans les technologies reste minime. Bien que le nombre de femmes créatrices d’entreprises ait augmenté ces dernières années, les hommes entrepreneurs restent majoritaires. À mes yeux, l’instant charnière est celui de l’enfance. Il faut montrer très tôt aux femmes, à l’école ou à l’université, qu’elles peuvent s’épanouir dans une carrière entrepreneuriale. C’est là qu’interviennent les politiques économiques. Bien qu’il existe des réseaux professionnels féminins d’initiative privée, comme le nôtre, il y a aussi nécessité sur le plan politique de renforcer la visibilité des femmes chefs d’entreprise dans le domaine du numérique et de soutenir leurs activités de réseautage. C’est en ayant pour modèles des femmes entrepreneures et en s’inspirant d’elles pour réussir que les jeunes femmes pourront se défaire de leur peur d’embrasser une telle carrière et se motiver. Pour créer une entreprise, les femmes doivent par ailleurs surmonter bien d’autres obstacles, comme celui de lever des capitaux. Je connais bien des femmes qui ont exprimé combien il est difficile de s’adresser à un parterre uniquement composé d’hommes et de les convaincre.

 

Carolin a évoqué ses différents engagements au travers de fintexx – women in finance. Nathalie, quelles actions menez-vous personnellement pour valoriser les femmes dans le digital ?

Nathalie : Je suis fière d’avoir co-organisé avec Clara Terrien, une Française très active dans la Tech de la Silicon Valley, et auprès de Chiara Corazza, directrice générale du Women’s Forum, la 1ère délégation de la Silicon Valley au Women’s Forum à Paris il y a un an. Cela m’a donné aussi l’opportunité de faire entendre ma voix sur le thème de la place des femmes dans les fintechs. Le Women’s Forum est un événement très influent permettant d’avoir de l’impact sur ces sujets de diversité. Lorsque je dirigeais L’Atelier BNP Paribas de San Francisco, j’étais également membre de la French American Women Executives Community qui permet de faire du co-développement et du networking. Aujourd’hui, je suis marraine du programme de mentoring de l’association BNP Paribas MixCity qui a été créée par les femmes-cadres du groupe BNP Paribas afin de faciliter l’accession des femmes à des postes d’encadrement supérieur et de promouvoir un meilleur équilibre des temps de vie. Dans ce cadre, je suis mentor d’une jeune femme, un rôle qui me tient particulièrement à cœur. Il est important de prendre la parole sur le sujet car au sein des pays industrialisés et développés, les femmes ne sont à l’origine que de 20 à 30 % des créations d’entreprises. Cette situation résulte beaucoup de l’éducation et de la culture. Les femmes ont tendance à se mettre plus de barrières et à s’autocensurer. Il est donc important de soutenir les initatives qui favorisent la mixité et de sensibiliser la nouvelle génération à ces sujets.


A Nanterre, BNP Paribas Cardif France organise une semaine solidaire pour aider les associations locales

Nanterre, le 9 janvier 2019

BNP Paribas Cardif organise du 7 au 11 janvier 2019 une semaine solidaire pour aider des associations situées à proximité de Nanterre, où l’assureur est implanté depuis 2011.

Plus de 300 collaborateurs de la Direction Service Clients, tous volontaires, vont  participer à une vingtaine d’ateliers sur leur temps de travail pour accompagner 14 associations locales dans les domaines de l’enfance, de l’environnement, du handicap, de la santé ou encore de la lutte contre l’exclusion. Tous les collaborateurs peuvent participer à cette opération solidaire, quel que soit leur statut (alternants, CDI, CDD, intérimaires).

En partenariat avec l’association Unis-Cité, spécialisée dans l'accompagnement de démarches solidaires en entreprise, 1 000 heures de travail sont mises à disposition des associations pour les aider à réaliser des projets qui répondent à un réel besoin. Certains collaborateurs vont réaliser des fresques dans une résidence accueillant des personnes en situation de handicap tandis que d’autres s’occuperont de la revalorisation d’objets et de vêtements dans une boutique solidaire. Des ateliers cuisine avec des enfants atteints de troubles autistiques et la construction d’une pergola au sein d’un jardin thérapeutique sont également proposés. Les collaborateurs pourront rester en contact avec ces associations par la suite, à titre personnel.

« Les collaborateurs de la Direction Service Clients s’engagent tous les jours pour accompagner nos clients. Nous leur donnons aujoud’hui la possibilité de s’engager pour répondre au besoin ponctuel d’une association au sein de notre écosystème local. Nous sommes ravis de cette opération qui est en totale cohérence avec notre positionnement d’assureur engagé. BNP Paribas Cardif soutient de nombreuses associations dans les 35 pays où nous sommes présents notamment dans les domaines de l’entrepreunariat et de l’éducation financière» explique Hervé Cazade, Directeur des Opérations de BNP Paribas Cardif France, à l’intiative de cette opération.


La finance au service de la gestion durable des terres

Nanterre, 12 décembre 2018

 

Selon le nouvel Atlas mondial de la désertification, réalisé par la Commission européenne en juin 2018, déjà 75 % des terres émergées de notre planète sont dégradées, et cette proportion pourrait dépasser 90 % d'ici à 2050. La dégradation des sols provient souvent du surpâturage, de la déforestation ainsi que de certaines pratiques agricoles intensives. Or, la terre et le climat sont intimement liées : un sol dégradé retient moins de carbone et l’usage des terres réprésente 25% des gaz à effet de serre.  

 

Face à ces défis, les pratiques de gestion durable des terres constituent une réponse adaptée à la lutte contre le changement climatique. Ces technologies (meilleure gestion de l’eau, reboisement, agroforesterie, rotation des pâturages…) permettent de répondre aux besoins humains tout en respectant les ressources naturelles. La gestion durable des terres augmente la productivité, la biodiversité et permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

Pour être déployées à grande échelle, ces solutions ont besoin de ressources financières conséquentes que la sphère publique ne peut apporter à elle seule. D’où l’idée, développée notamment lors du Sommet de New York en 2014, d’orienter les flux financiers du secteur privé vers le financement de projets environnementaux et sociaux durables.

 

C’est dans ce contexte que BNP Paribas Cardif a investi, en 2018, dans le fonds Land Degradation Neutrality (fonds LDN) qui a pour objectif de restaurer les terres dégradées et de soutenir les populations agricoles locales en faisant la promotion d’une agriculture éco responsable. L’objectif de ce fonds, géré par la société de gestion Mirova avec le soutien de l’ONU, de la Banque Européenne d’Investissement et de l’Agence Française de Développement, est de combiner performance financière et impact positif sur l’environnement et l’économie locale.

 

Parmi les exemples de projets que le fonds prévoit de financer figure notamment le développement d’un programme de plantations de café au Pérou en partenariat avec des coopératives de petits producteurs, en mettant en place des actions de reforestation (avec une plus grande variété d’arbres plantés) et de diversification des sources de revenus. Ce projet vise le reboisement de près de 9 000 hectares, la réduction de 1,3 million de tonnes de C02 et l’amélioration des conditions de vie de 2 400 producteurs.

 

En soutenant à terme une quinzaine de projets concrets, ce fonds, issu d’un partenariat public-privé, permet de contribuer aux Objectifs de Développement Durable (ODD), adoptés en 2015 par l’ONU. Ce projet vise à créer ou soutenir 100 000 emplois décents, principalement dans les zones rurales des pays en développement (ODD n°8) et à lutter contre la pauvreté, en particulier en zone rurale (ODD n°1). Ces investissements contribuent aussi à atténuer les effets du changement climatique (ODD n°13) avec la réduction de 35 millions de tonnes de CO2 à travers notamment des programmes de reforestation et de gestion durable des terres sur plus de 500 000 hectares.

 

Cette initiative s’inscrit dans la démarche globale menée par BNP Paribas Cardif en matière d’Investissement Socialement Responsable. L’assureur s’engage à doubler ses investissements verts d’ici 2020 et à accélérer ses investissements sociaux pour combiner performance financière et impact positif sur l’environnement et la société.


BNP Paribas Cardif partenaire des Trophées de La HandiTech

Nanterre, le 15 Novembre

Rendre l’assurance accessible au plus grand nombre

La remise des Trophées de La HandiTech aura lieu le 19 novembre en ouverture de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées. A cette occasion, les acteurs sociaux qui placent l’humain au coeur des enjeux de l’innovation seront récompensés. Lors de cet évènement, BNP Paribas Cardif, spécialiste mondial de l’assurance des personnes et acteur engagé à rendre l’assurance accessible au plus grand nombre, remettra le prix du meilleur projet en robotique. La compagnie est partenaire des Trophées de La HandiTech pour que les progrès technologiques soient au service des enjeux sociétaux : construire un monde plus inclusif pour toutes les personnes touchées par le handicap.

BNP Paribas Cardif, un acteur engagé

En tant qu’assureur des personnes, BNP Paribas Cardif accélère les projets et initiatives destinés à prendre soin de l’Homme et de son environnement dans le monde entier. En effet, présente dans 35 pays auprès de 100 millions de clients, la compagnie place l’innovation et la digitalisation au coeur de sa stratégie pour rendre l’assurance accessible au plus grand nombre. En prenant en compte notamment les avancées médicales et les innovations technologiques, BNP Paribas Cardif facilite l’accès à l’assurance en développant régulièrement ses garanties et ses services, en réduisant les exclusions et en simplifiant les parcours d’adhésion.

L’innovation au service de la diversité et de l’inclusion

La compagnie mène de nombreuses actions en faveur de la diversité et de l’inclusion. En 2017, dans le cadre de sa politique handicap et de ses actions en matière de Responsabilité Sociétale d’Entreprise, BNP Paribas Cardif s’est investi aux côtés de l’association e-Nable (lauréate de la première édition des Trophées de La HandiTech) auprès d’enfants atteints d’agénésie pour créer des prothèses de mains à l’aide d’imprimantes 3D. Un projet qui reflète l’intérêt de la compagnie pour les nouvelles opportunités qui découlent de la robotique. En devenant partenaire des Trophées de la Handitech 2018, BNP Paribas Cardif réaffirme son souhait de renforcer son impact positif sur la société.
 

« En tant qu’assureur, la mission de BNP Paribas Cardif est de rendre l’assurance

accessible au plus grand nombre. Nous voulons réinventer l’assurance en saisissant les

opportunités offertes par les progrès technologiques. Nous sommes fiers d’être partenaire

et membre du jury des Trophées de La HandiTech pour soutenir une vision inclusive de

l’innovation. » déclare Renaud Dumora, Directeur Général de BNP Paribas Cardif.

 

 

// SAVE THE DATE //

Lundi 19 novembre, soirée de remise des Trophées de La Handitech.

>> Suivez l’intégralité de l’évènement sur le Twitter @bnpp_cardif

>> Retrouvez un dossier spécial le 21 novembre dans le Figaro économie

 


 

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Fintech : les produits pour seniors prennent de la bouteille

Nanterre, le 13 Novembre 2018

Les personnes âgées représentent une part de plus en plus importante de la population, et demeurent actives plus longtemps. C’est la raison pour laquelle les start-up financières s’intéressent de plus en plus à ce marché, au point de concevoir désormais des produits spécifiques à cette clientèle.

 « Il existe une relation de plus en plus forte entre le vieillissement de la population et la technologie. De nombreux progrès médicaux ont été réalisés, mais les fintech spécialisées dans le domaine de la santé financière des plus âgés sont relativement nouvelles. Les baby-boomers qui approchent de la retraite commencent par exemple à manifester de l’intérêt pour l’intelligence artificielle dans la planification financière », explique Elizabeth Loewy, cofondatrice et directrice des opérations (COO) à  EverSafe, un service de surveillance des activités bancaires.

Les fintech qui s’adressent au segment le plus âgé de la population répondent à un double objectif : protéger les finances des seniors et préserver leur indépendance. La plateforme en ligne Cake, en service depuis trois ans, concerne par exemple l'héritage et la gestion de patrimoine. Elle permet aux personnes en fin de vie de rédiger des directives anticipées concernant les domaines juridiques et financiers (ou comment honorer les dernières volontés grâce au digital). True Link offre quant à elle un service financier de compte d'investissement et carte de débit prépayées, qui permet de veiller au bien-être financier des personnes âgées.

Le marché de la silver économie est conséquent, puisqu’« en 2050, le nombre de personnes âgées aux États-Unis aura presque doublé. Elles détiennent actuellement plus de 70% de la richesse de la nation. Anciennement procureur en charge de la fraude, je sais que les abus financiers contre les aînés sont communs et dévastateurs : ils tuent des personnes âgées et détruisent des familles », rappelle Elizabeth Loewy. Sa start-up vise justement à protéger les seniors des arnaques financières en détectant, grâce à un algorithme, les activités suspectes sur leurs comptes bancaires. Dans la même veine, le projet Senior Money Project propose des vidéos pédagogiques pour leur apprendre à identifier les escroqueries. EverSafe va plus loin : le logiciel analyse les données bancaires afin d’identifier d’éventuelles irrégularités – dépenses inhabituelles (en général des sommes élevées), nouvelles cartes de crédit, transactions impayées, etc.

Pour EverSafe, « la sécurité financière des personnes âgées est un aspect essentiel des soins de santé ». Ce sont généralement les familles qui contactent l’entreprise – « des aînés et des baby-boomers qui s'inquiètent pour leurs parents et leurs proches », précise la COO. EverSafe travaille également en partenariat avec des professionnels : planificateurs financiers, courtiers, banques, coopératives de crédit, services RH, comptables et tuteurs, pour ne citer qu’eux. Cette vigilance étendue à différents cercles est essentielle, car les risques de fraude et de vol d'identité se multiplient à mesure que le proche vieillit et que sa vigilance baisse. « L’amélioration des algorithmes, l'apprentissage automatique et les logiciels d’alerte en temps réel pourraient mettre un terme à l'abus financier contre les aînés. L'utilisation croissante des services bancaires en ligne et d'internet par les personnes âgées permet aujourd’hui aux institutions financières de mettre en place des outils de surveillance et de détection des fraudes. »

Par ailleurs, les seniors d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier : ils sont plus dynamiques, plus amateurs de technologie et en meilleure santé. Ils veulent également profiter de la vie active plus longtemps, et les entreprises ont tendance à moins leur fermer leurs portes. Lexy Martin, une septuagénaire employée par l’entreprise de Big Data RH Visier, témoigne : « Même si j'ai dépassé l'âge moyen de la retraite, j'aime mon travail et je ne conçois pas que quelqu'un puisse perdre l'opportunité de travailler simplement à cause de son âge. ». En s’appuyant sur le rapport produit par sa société sur l’âgisme dans le secteur technologique, elle explique que « les entreprises ont besoin de diversifier leurs canaux de recrutement afin d'acquérir les compétences et l'expertise dont elles ont besoin, dans un contexte de guerre des talents. Elles doivent également s’attacher à conserver les compétences et l'expertise de leur main-d'œuvre plus âgée pour la même raison. »

Dans une société où le vieillissement n’est plus forcément associé au déclin, le monde de la tech semble prendre bonne note du fait que les plus âgés ont toute leur place du côté de l’offre comme de la demande. À mesure que le numérique est plus largement adopté, les solutions digitales deviennent accessibles à tous, et les fintech reconnaissent désormais l’importance de s’adresser à différents publics. L’âgisme n’a qu’à bien se tenir.

 

Veiller sur sa santé à domicile ? C’est ce que propose BNP Paribas Cardif France en créant une offre d’e-santé à destination des personnes âgées.

Génération Care est une plateforme développée en partenariat avec des médecins pour améliorer, préserver la santé des seniors et accompagner les aidants.

Le principe est simple. Il s’agit de recueillir les données du patient à partir de 4 appareils - une balance, un tensiomètre, un podomètre et un thermomètre – qui transmettent les informations à une tablette connectée. Selon des seuils définis au préalable par le médecin traitant, la tablette envoie, en cas de besoin, des messages au patient sur son état de santé et des SMS aux aidants. En dernier recours, des alertes sont transmises à une plateforme médicale qui indique la bonne démarche à suivre. Grâce à ces informations, il est possible de mener des actions de prévention efficaces pour éviter ou retarder la perte d’autonomie du patient et son entrée en dépendance.

La solution Génération Care a été conçue par un Conseil Scientifique constitué de médecins généralistes, gériatres, infirmières, kinésithérapeutes et nutritionnistes. Génération Care a été testée avec succès en 2017 auprès d’une cinquantaine de patients, une trentaine d’aidants et une dizaine de médecins.

La mission de BNP Paribas Cardif est de rendre l’assurance accessible au plus grand nombre, y compris les personnes les plus vulnérables Grace à cette initiative, BNP Paribas Cardif accompagne ainsi le bien-vieillir à travers une application tablette adaptée et conçue pour les séniors. La solution Génération Care a aussi pour objectif de lutter contre l’isolement en favorisant le lien social.

 

 

Article écrit en collaboration avec l'Atelier