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A quand un modèle de commerce social façon WeChat ?

17 décembre 2018

Nanterre, 17 décembre 2018

 

 

Le modèle économique chinois post-digitalisation, dont WeChat est le symbole, voit s’ériger une certaine hégémonie des plateformes qui, de plus en plus, deviennent des applications totales. Ce modèle de « social e-commerce » est-il réplicable au reste du monde ? Pas si sûr.

 

Quand l’Occident semble, au gré des récents scandales, prendre la mesure du danger que représente un possible monopole des plateformes d’intermédiation, en Chine au contraire, le réseau social WeChat poursuit sa formidable ascension. Revendiquant depuis quelques mois un milliard d’utilisateurs actifs, la plateforme règne de façon quasi-monopolistique sur le business des réseaux sociaux du pays. Et quel pays ! Car la Chine est l’un des espaces les plus connectés de la planète avec ses 770 millions d’internautes actifs dont plus de 724 millions disent utiliser WeChat tous les jours. Quand on sait qu’en moyenne, un citoyen chinois passe près de 90 minutes par jour sur le réseau social, WeChat semble encore avoir de beaux jours devant lui. Considéré comme le Facebook asiatique, il se veut pourtant bien plus que cela et pourrait même poser les bases d’un e-commerce nouvelle génération via les réseaux sociaux.

 

Un écosystème intégré total

 

En effet, la plateformisation économique que connaît la Chine est, à bien des égards, bien différente de celle à l’œuvre en Occident. Evidemment, les cultures ne sont pas les mêmes, ni les paradigmes économiques ou les modèles de gouvernance. Cependant, elles ont en commun  l’ambition affichée par les CEO des différents projets de construire de véritables écosystèmes intégrés organisant la grande majorité, pour ne pas dire la totalité, des interactions humaines, qu’elles soient sociales, politiques ou économiques.

 

Selon Yvonne LI, brand consultant au sein de Q1 Consulting, cabinet de conseil chinois spécialisé dans l’intelligence économique, « Aujourd’hui, WeChat est bien plus qu’une simple application mais prend davantage la forme d’un écosystème intégré fournissant des services couvrant l’intégralité des besoins que les utilisateurs peuvent avoir dans leur vie ». Résultat ? WeChat semble devenir indispensable à la vie quotidienne. Tout se passe comme si, l’application était devenue une super-plateforme d’échange revendiquant un monopole à peine dissimulé sur les interactions et échanges entre les personnes. Aussi, « le travail de WeChat, dans cette volonté de créer un écosystème, a d’abord été de diversifier ses activités. Aujourd’hui, il permet ainsi de faire du shopping, de réserver un taxi, un restaurant mais aussi de se déplacer en ville ou payer dans les magasins » confesse Yvonne Li. Cette formule « all inclusive » version plateforme présente ainsi l’avantage de la simplicité : tout est réuni en une même plateforme. Le modèle ? Un système central autour duquel gravitent une multitude d’applications interconnectées.

 

Les mini-programmes, le fer de lance de la révolution du e-commerce

 

Aujourd’hui, ce qui attire l’attention de tous les retailers chinois ce sont les mini-programmes. Et pour cause, près de 600.000 applications gravitent déjà sur la super-plateforme, totalisant plus de 170 millions d’utilisateurs journaliers. Entièrement intégrées au réseau social, elles interagissent avec lui et offrent plus de viralité au contenu ainsi qu’une grande facilité d’utilisation. Dans la logique unifiée de plateforme totale, WeChat intègre aussi des services financiers comme WeChat Wallet qui représente près de 69% des revenus globaux de la plateforme. Les fonctionnalités sont multiples : du paiement instantané au paiement offline par QR Code en passant par un service de crédit.

 

Toutefois, ce modèle n’est pas l’apanage de la Chine :  on se souvient notamment du Marketplace de Facebook ou encore du Shopping de Google. Mais force est de constater que le succès en Occident est loin d’être le même qu’en Asie. En cause ? La force des habitudes, l’attachement encore prégnant aux magasins physiques mais aussi et surtout la question de la protection des données personnelles. Car dans cet e-commerce social, c’est l’interdépendance et l’intercommunication qui sont les maîtres-mots avec comme point d’ancrage les données des utilisateurs.

 

Vers un totalitarisme gouvernemental des plateformes ?

 

En effet, ce qui ferait frémir les occidentaux, trop attachés au respect de leur vie privée et à la transparence de l’utilisation de leurs données personnelles, ne semble pas inquiéter les citoyens chinois. « En Chine, les gens ne sont pas tant préoccupés que cela par la protection de leurs données personnelles. Les exigences de transparence ne sont pas les mêmes qu’en Europe, même s’agissant de données sensibles comme les données de paiement. Si Apple Pay est dans l’impasse en Occident, en Chine des centaines de millions de personnes utilisent le paiement mobile en consentant complètement à livrer leurs données personnelles » selon l’experte Yvonne LI. Pourtant, l’écueil totalitaire est prégnant. En prenant la forme de mini-sociétés encadrant les échanges entre les citoyens et modélisant les comportements à grands coups de conditions d’utilisation, les plateformes d’intermédiation entendent, de façon implicite, devenir le cadre de gouvernance de référence, enterrant par la même les prérogatives régaliennes des Etats. C’est sûrement dans ce sens d’ailleurs qu’il faut lire les décisions à répétition des autorités chinoises conduisant à la censure des réseaux sociaux ou encore les diverses auditions auxquelles a dû se rendre Mark Zuckerberg ces derniers mois.

 

Article écrit en collaboration avec l'Atelier

 


La finance au service de la gestion durable des terres

12 décembre 2018

Nanterre, 12 décembre 2018

 

Selon le nouvel Atlas mondial de la désertification, réalisé par la Commission européenne en juin 2018, déjà 75 % des terres émergées de notre planète sont dégradées, et cette proportion pourrait dépasser 90 % d'ici à 2050. La dégradation des sols provient souvent du surpâturage, de la déforestation ainsi que de certaines pratiques agricoles intensives. Or, la terre et le climat sont intimement liées : un sol dégradé retient moins de carbone et l’usage des terres réprésente 25% des gaz à effet de serre.  

 

Face à ces défis, les pratiques de gestion durable des terres constituent une réponse adaptée à la lutte contre le changement climatique. Ces technologies (meilleure gestion de l’eau, reboisement, agroforesterie, rotation des pâturages…) permettent de répondre aux besoins humains tout en respectant les ressources naturelles. La gestion durable des terres augmente la productivité, la biodiversité et permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

Pour être déployées à grande échelle, ces solutions ont besoin de ressources financières conséquentes que la sphère publique ne peut apporter à elle seule. D’où l’idée, développée notamment lors du Sommet de New York en 2014, d’orienter les flux financiers du secteur privé vers le financement de projets environnementaux et sociaux durables.

 

C’est dans ce contexte que BNP Paribas Cardif a investi, en 2018, dans le fonds Land Degradation Neutrality (fonds LDN) qui a pour objectif de restaurer les terres dégradées et de soutenir les populations agricoles locales en faisant la promotion d’une agriculture éco responsable. L’objectif de ce fonds, géré par la société de gestion Mirova avec le soutien de l’ONU, de la Banque Européenne d’Investissement et de l’Agence Française de Développement, est de combiner performance financière et impact positif sur l’environnement et l’économie locale.

 

Parmi les exemples de projets que le fonds prévoit de financer figure notamment le développement d’un programme de plantations de café au Pérou en partenariat avec des coopératives de petits producteurs, en mettant en place des actions de reforestation (avec une plus grande variété d’arbres plantés) et de diversification des sources de revenus. Ce projet vise le reboisement de près de 9 000 hectares, la réduction de 1,3 million de tonnes de C02 et l’amélioration des conditions de vie de 2 400 producteurs.

 

En soutenant à terme une quinzaine de projets concrets, ce fonds, issu d’un partenariat public-privé, permet de contribuer aux Objectifs de Développement Durable (ODD), adoptés en 2015 par l’ONU. Ce projet vise à créer ou soutenir 100 000 emplois décents, principalement dans les zones rurales des pays en développement (ODD n°8) et à lutter contre la pauvreté, en particulier en zone rurale (ODD n°1). Ces investissements contribuent aussi à atténuer les effets du changement climatique (ODD n°13) avec la réduction de 35 millions de tonnes de CO2 à travers notamment des programmes de reforestation et de gestion durable des terres sur plus de 500 000 hectares.

 

Cette initiative s’inscrit dans la démarche globale menée par BNP Paribas Cardif en matière d’Investissement Socialement Responsable. L’assureur s’engage à doubler ses investissements verts d’ici 2020 et à accélérer ses investissements sociaux pour combiner performance financière et impact positif sur l’environnement et la société.


BNP Paribas Cardif partenaire des Trophées de La HandiTech

19 novembre 2018

Nanterre, le 15 Novembre

Rendre l’assurance accessible au plus grand nombre

La remise des Trophées de La HandiTech aura lieu le 19 novembre en ouverture de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées. A cette occasion, les acteurs sociaux qui placent l’humain au coeur des enjeux de l’innovation seront récompensés. Lors de cet évènement, BNP Paribas Cardif, spécialiste mondial de l’assurance des personnes et acteur engagé à rendre l’assurance accessible au plus grand nombre, remettra le prix du meilleur projet en robotique. La compagnie est partenaire des Trophées de La HandiTech pour que les progrès technologiques soient au service des enjeux sociétaux : construire un monde plus inclusif pour toutes les personnes touchées par le handicap.

BNP Paribas Cardif, un acteur engagé

En tant qu’assureur des personnes, BNP Paribas Cardif accélère les projets et initiatives destinés à prendre soin de l’Homme et de son environnement dans le monde entier. En effet, présente dans 35 pays auprès de 100 millions de clients, la compagnie place l’innovation et la digitalisation au coeur de sa stratégie pour rendre l’assurance accessible au plus grand nombre. En prenant en compte notamment les avancées médicales et les innovations technologiques, BNP Paribas Cardif facilite l’accès à l’assurance en développant régulièrement ses garanties et ses services, en réduisant les exclusions et en simplifiant les parcours d’adhésion.

L’innovation au service de la diversité et de l’inclusion

La compagnie mène de nombreuses actions en faveur de la diversité et de l’inclusion. En 2017, dans le cadre de sa politique handicap et de ses actions en matière de Responsabilité Sociétale d’Entreprise, BNP Paribas Cardif s’est investi aux côtés de l’association e-Nable (lauréate de la première édition des Trophées de La HandiTech) auprès d’enfants atteints d’agénésie pour créer des prothèses de mains à l’aide d’imprimantes 3D. Un projet qui reflète l’intérêt de la compagnie pour les nouvelles opportunités qui découlent de la robotique. En devenant partenaire des Trophées de la Handitech 2018, BNP Paribas Cardif réaffirme son souhait de renforcer son impact positif sur la société.
 

« En tant qu’assureur, la mission de BNP Paribas Cardif est de rendre l’assurance

accessible au plus grand nombre. Nous voulons réinventer l’assurance en saisissant les

opportunités offertes par les progrès technologiques. Nous sommes fiers d’être partenaire

et membre du jury des Trophées de La HandiTech pour soutenir une vision inclusive de

l’innovation. » déclare Renaud Dumora, Directeur Général de BNP Paribas Cardif.

 

 

// SAVE THE DATE //

Lundi 19 novembre, soirée de remise des Trophées de La Handitech.

>> Suivez l’intégralité de l’évènement sur le Twitter @bnpp_cardif

>> Retrouvez un dossier spécial le 21 novembre dans le Figaro économie

 


 

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Fintech : les produits pour seniors prennent de la bouteille

13 novembre 2018

Nanterre, le 13 Novembre 2018

Les personnes âgées représentent une part de plus en plus importante de la population, et demeurent actives plus longtemps. C’est la raison pour laquelle les start-up financières s’intéressent de plus en plus à ce marché, au point de concevoir désormais des produits spécifiques à cette clientèle.

 « Il existe une relation de plus en plus forte entre le vieillissement de la population et la technologie. De nombreux progrès médicaux ont été réalisés, mais les fintech spécialisées dans le domaine de la santé financière des plus âgés sont relativement nouvelles. Les baby-boomers qui approchent de la retraite commencent par exemple à manifester de l’intérêt pour l’intelligence artificielle dans la planification financière », explique Elizabeth Loewy, cofondatrice et directrice des opérations (COO) à  EverSafe, un service de surveillance des activités bancaires.

Les fintech qui s’adressent au segment le plus âgé de la population répondent à un double objectif : protéger les finances des seniors et préserver leur indépendance. La plateforme en ligne Cake, en service depuis trois ans, concerne par exemple l'héritage et la gestion de patrimoine. Elle permet aux personnes en fin de vie de rédiger des directives anticipées concernant les domaines juridiques et financiers (ou comment honorer les dernières volontés grâce au digital). True Link offre quant à elle un service financier de compte d'investissement et carte de débit prépayées, qui permet de veiller au bien-être financier des personnes âgées.

Le marché de la silver économie est conséquent, puisqu’« en 2050, le nombre de personnes âgées aux États-Unis aura presque doublé. Elles détiennent actuellement plus de 70% de la richesse de la nation. Anciennement procureur en charge de la fraude, je sais que les abus financiers contre les aînés sont communs et dévastateurs : ils tuent des personnes âgées et détruisent des familles », rappelle Elizabeth Loewy. Sa start-up vise justement à protéger les seniors des arnaques financières en détectant, grâce à un algorithme, les activités suspectes sur leurs comptes bancaires. Dans la même veine, le projet Senior Money Project propose des vidéos pédagogiques pour leur apprendre à identifier les escroqueries. EverSafe va plus loin : le logiciel analyse les données bancaires afin d’identifier d’éventuelles irrégularités – dépenses inhabituelles (en général des sommes élevées), nouvelles cartes de crédit, transactions impayées, etc.

Pour EverSafe, « la sécurité financière des personnes âgées est un aspect essentiel des soins de santé ». Ce sont généralement les familles qui contactent l’entreprise – « des aînés et des baby-boomers qui s'inquiètent pour leurs parents et leurs proches », précise la COO. EverSafe travaille également en partenariat avec des professionnels : planificateurs financiers, courtiers, banques, coopératives de crédit, services RH, comptables et tuteurs, pour ne citer qu’eux. Cette vigilance étendue à différents cercles est essentielle, car les risques de fraude et de vol d'identité se multiplient à mesure que le proche vieillit et que sa vigilance baisse. « L’amélioration des algorithmes, l'apprentissage automatique et les logiciels d’alerte en temps réel pourraient mettre un terme à l'abus financier contre les aînés. L'utilisation croissante des services bancaires en ligne et d'internet par les personnes âgées permet aujourd’hui aux institutions financières de mettre en place des outils de surveillance et de détection des fraudes. »

Par ailleurs, les seniors d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier : ils sont plus dynamiques, plus amateurs de technologie et en meilleure santé. Ils veulent également profiter de la vie active plus longtemps, et les entreprises ont tendance à moins leur fermer leurs portes. Lexy Martin, une septuagénaire employée par l’entreprise de Big Data RH Visier, témoigne : « Même si j'ai dépassé l'âge moyen de la retraite, j'aime mon travail et je ne conçois pas que quelqu'un puisse perdre l'opportunité de travailler simplement à cause de son âge. ». En s’appuyant sur le rapport produit par sa société sur l’âgisme dans le secteur technologique, elle explique que « les entreprises ont besoin de diversifier leurs canaux de recrutement afin d'acquérir les compétences et l'expertise dont elles ont besoin, dans un contexte de guerre des talents. Elles doivent également s’attacher à conserver les compétences et l'expertise de leur main-d'œuvre plus âgée pour la même raison. »

Dans une société où le vieillissement n’est plus forcément associé au déclin, le monde de la tech semble prendre bonne note du fait que les plus âgés ont toute leur place du côté de l’offre comme de la demande. À mesure que le numérique est plus largement adopté, les solutions digitales deviennent accessibles à tous, et les fintech reconnaissent désormais l’importance de s’adresser à différents publics. L’âgisme n’a qu’à bien se tenir.

 

Veiller sur sa santé à domicile ? C’est ce que propose BNP Paribas Cardif France en créant une offre d’e-santé à destination des personnes âgées.

Génération Care est une plateforme développée en partenariat avec des médecins pour améliorer, préserver la santé des seniors et accompagner les aidants.

Le principe est simple. Il s’agit de recueillir les données du patient à partir de 4 appareils - une balance, un tensiomètre, un podomètre et un thermomètre – qui transmettent les informations à une tablette connectée. Selon des seuils définis au préalable par le médecin traitant, la tablette envoie, en cas de besoin, des messages au patient sur son état de santé et des SMS aux aidants. En dernier recours, des alertes sont transmises à une plateforme médicale qui indique la bonne démarche à suivre. Grâce à ces informations, il est possible de mener des actions de prévention efficaces pour éviter ou retarder la perte d’autonomie du patient et son entrée en dépendance.

La solution Génération Care a été conçue par un Conseil Scientifique constitué de médecins généralistes, gériatres, infirmières, kinésithérapeutes et nutritionnistes. Génération Care a été testée avec succès en 2017 auprès d’une cinquantaine de patients, une trentaine d’aidants et une dizaine de médecins.

La mission de BNP Paribas Cardif est de rendre l’assurance accessible au plus grand nombre, y compris les personnes les plus vulnérables Grace à cette initiative, BNP Paribas Cardif accompagne ainsi le bien-vieillir à travers une application tablette adaptée et conçue pour les séniors. La solution Génération Care a aussi pour objectif de lutter contre l’isolement en favorisant le lien social.

 

 

Article écrit en collaboration avec l'Atelier


Quel est le rôle des assureurs dans le financement de l'économie ?

12 novembre 2018

Nanterre, le 12 Novembre 2018

En tant qu’assureur, BNP Paribas Cardif gère, dans une perspective de long terme, l’épargne confiée par ses assurés et contribue activement à la croissance de l’économie. Ces investissements permettent de répondre aux besoins de rendement de ses clients tout en bénéficiant à l’économie. BNP Paribas Cardif soutient les entreprises dans divers domaines et sous des formes variées : des grandes entreprises aux start-up en passant par les entreprises de l’économie sociale et solidaire. En 2017, l’assureur a investi 12% de son fonds général en actions et a également financé l’économie à travers l’achat de dette avec une part importante d’obligations corporate dans son allocation d’actifs.

 

Le Fonds Stratégique de Participations, dont BNP Paribas Cardif est l’un des membres fondateurs, a choisi de s’engager dans le secteur des énergies renouvelables en investissant dans Neoen, le premier producteur français indépendant d’énergie verte. Cette intiative illustre le rôle fondamental de l’assurance au service du financement de l’économie réelle. « Lorsque nous prenons des participations de long terme dans le capital de sociétés françaises à fort potentiel de croissance, nous leur donnons les moyens de grandir. Nous devenons un actionnaire stable et significatif afin d’apporter un support à leur stratégie de développement », explique Olivier Héreil, Directeur général adjoint de BNP Paribas Cardif en charge des Gestions d’actifs.

 

BNP Paribas Cardif a progressivement accru son rôle dans le financement des PME[1] et ETI[2] en investissant notamment dans les fonds NOVO[3] et NOVI[4] pour financer la croissance et l’innovation de ces entreprises. L’intégration du private equity dans son offre d’assurance vie en 2016 représente également un soutien fondamental aux entreprises, à chaque étape de leur développement. « Investir au capital d’une ETI, au travers d’un fonds d’investissement, c’est lui donner les moyens d’accompagner sa croissance afin qu’elle puisse exporter et développer de nouveaux produits ou services », décrypte Olivier Héreil.

 

BNP Paribas Cardif investit aussi dans une dizaine de start-up dans le cadre de son fonds d’investissement C. Entrepreneurs. L’assureur accompagne des start-up, de toutes origines, qui développent des technologies ou des services qui contribuent à inventer les solutions d’assurance de demain dans de nombreux domaines tels que l'intelligence artificielle, le machine learning, la blockchain ou la voiture connectée.

 

En tant qu’investisseur engagé, BNP Paribas Cardif soutient les entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). Cette volonté s’est récemment illustrée par sa participation au fonds NovESS, lancé par la Caisse des Dépôts. L’ESS, qui représente 10 % du PIB français et 10,5 % de l’emploi salarié, présente des besoins de financement importants, notamment en matière de fonds propres. Le fonds NovESS vise à soutenir les entreprises de l’ESS innovantes socialement et à les faire changer d’échelle.

 

En agissant sur ces différents leviers, l’assurance tient le rôle qui est le sien : accompagner et protéger les ménages et les entreprises tout en soutenant le financement de l’économie réelle. « Nous gérons, dans une perspective de long terme, l’épargne confiée par nos assurés avec une double conviction : combiner performance financière et impact positif sur la société », ajoute Olivier Héreil.

 

 

 

[1] Petites et Moyennes Entreprises

[2] Entreprises de Taille Intermédiaire

[3] Fonds de Prêt à l’Economie

[4] Fonds de Prêt à l’Economie


Cap Green, la nouvelle offre d’AEP pour protéger son capital et saisir les opportunités offertes par la transition énergétique

06 novembre 2018

Nanterre, le 06 novembre 2018

AEP, marque commerciale de BNP Paribas Cardif et acteur majeur du marché de l’assurance vie haut de gamme, lance une nouvelle offre disponible dans les contrats de capitalisation des personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés. Cap Green permet de bénéficier de la dynamique des marchés actions tout en protégeant son capital.

Une nouvelle offre pour protéger son capital

Cap Green propose une allocation permettant de sécuriser totalement son investissement grâce à la combinaison du fonds en euros et d’un produit structuré. Proposé dans le cadre des contrats de capitalisation à destination des personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés, Cap Green se distingue par :

  • Une répartition de l’investissement entre le fonds en euros et un produit structuré, à hauteur, respectivement, de 60% et 40%,

  • Une protection en capital à un horizon fixe à moyen terme (entre 4 et 5 ans),

  • Un investissement socialement responsable (ISR) au travers d’un indice ayant pour thématique la transition énergétique.

En donnant du sens à l’épargne grâce à l’ISR

La part de l’investissement affectée au produit structuré dans le cadre de Cap Green repose sur l’indice Euronext Eurozone Energy Transition Leaders 50EW decrement 5% qui bénéficie de la sélection de Vigeo Eiris, un leader européen en recherche ESG. Vigeo Eiris attribue à chaque entreprise un score de Transition Energétique. Cette approche conduit à sélectionner les 50 sociétés présentant les meilleurs scores parmi les 75 plus grandes capitalisations boursières de la zone euro.

Cette nouvelle offre axée sur la transition énergétique s’inscrit dans la stratégie d’investissement responsable de BNP Paribas Cardif. L’assureur gère, dans une perspective de long terme, l’épargne confiée par ses assurés en combinant performance financière et impact positif sur la société. Depuis longtemps, BNP Paribas Cardif a la conviction qu’une généralisation progressive de l’approche ESG[1] contribue aujourd’hui à la préservation de meilleures conditions de vie de ses clients et de leurs bénéficiaires demain.

« Cap Green permet de profiter des performances à long terme des marchés actions tout en bénéficiant de la sécurité du fonds en euros. L’offre permet également de donner du sens à l’épargne en accompagnant et en soutenant activement la transition énergétique », déclare Bruno Valersteinas, Directeur partenariats banques et entreprises de BNP Paribas Cardif France.

 

A propos de BNP Paribas Cardif

Leader mondial en assurance emprunteur[2], BNP Paribas Cardif joue un rôle clé dans la vie quotidienne de ses clients assurés en leur proposant des produits et services qui leur permettent de réaliser leurs projets, tout en se prémunissant contre les aléas de la vie. Dans un monde profondément modifié par l’émergence de nouveaux usages et modes de vie, l'entreprise, filiale de BNP Paribas, s’appuie sur un business model unique fondé sur le partenariat. Elle co-crée ses offres avec près de 500 partenaires distributeurs dans des secteurs variés (banques et institutions financières, acteurs de l’automobile, de la grande distribution, des télécommunications, fournisseurs d'énergie, Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants et courtiers...) qui en assurent la commercialisation auprès de leurs clients. Présent dans 35 pays avec des positions fortes dans trois zones (Europe, Asie et Amérique latine), auprès de 100 millions de clients, BNP Paribas Cardif est devenu un spécialiste mondial de l’assurance des personnes et un acteur majeur du financement de l'économie. Plus de 10 000 collaborateurs[3] dans le monde participent à la réalisation d’un chiffre d’affaires qui s’est élevé à 29,7 Md€, dont 57% généré à l’international, en 2017.

A propos de AEP

AEP est une marque commerciale de BNP Paribas Cardif. AEP conçoit et commercialise des produits d’épargne pour la clientèle haut de gamme des banques privées, des sociétés de gestion et des plateformes de courtage.

 

Contact presse BNP Paribas Cardif :

Valérie Oberlin – 01 41 42 78 17 – valerie.oberlin@bnpparibas.com

Marion Saraf – 01 41 42 70 71 – marion.saraf@bnpparibas.com

Caroline Le Roux – 01 41 42 65 61 – caroline.leroux@bnpparibas.com


 

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[1] Critères ESG : Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance

[2] Source : Finaccord - 2017

[3] Effectifs des entités juridiques contrôlées par BNP Paribas Cardif : près de 8 000 collaborateurs

 

 


IDD, Europe sets a new standard for sales

03 octobre 2018

Nanterre, 2 October 2018
How we sell insurance to half a billion European citizens is getting much clearer. Banks,department stores, automobile concessions and other distributors can implement the EU's Insurance Distribution Directive (IDD) since October 1st. This is an opportunity for the distributors to enhance the sales experience for improved customer satisfaction.

 

The general features and attractions of insurance policies has became clearer for over half a billion people when the European Union’s Insurance Distributive Directive (IDD) comes into force this month.

The legislation gives consumers across the 28 Member States, from Ireland to Cyprus, a better picture of what they are buying from insurance distributors ; and insurance distributors a new form of obligation to understand consumer needs.

The aims are to better match individuals’ needs with the insurance products they buy; and reduce inappropriate selling.The IDD applies to life and non-life insurance,including products such as accident cover or creditor protection. It affects not just distributors but advisers and insurers themselves. Major players such as BNP Paribas Cardif, active in 17 Member States, have actively prepared for IDD’s arrival on October 1st. BNP Paribas Cardif sees IDD as a tremendous opportunity to better ensure that the products correspond to the customer’s needs , improve their experience of the sales process and equally protect the brand of distribution partners.“We are here to offer ongoing support in all aspects of the new legislation and its impact,” says Xavier Cognat, Director for Institutional Affairs at BNP Paribas Cardif.

IDD’s first requirement is to ensure that insurance products are sold to their intended target market. For example retirees should be outside of the target market of products offering salary protection. The responsibility of selling within a target market is ongoing and BNP Paribas Cardif is ready to assist partners establish a monitoring programme.

Secondly, each prospective customer Is presented with a simple document outlining what any insurance policy does and does not cover; where it applies; how long it lasts and other key features.

The official template for the Insurance Product Information Document (IPID) below gives a general sense of the tone and contents expected. The IPID is the protection industry’s equivalent to Key Investor Information Document (KIID) for savings products in the European Union. The IPID is designed to be transparent and easy to understand for customers

allowing them to easily compare features of different insurance products.

BNP Paribas Cardif provides the IPIDs to its partners, who are responsible for presenting them to their customers during the pre-contractual stage of any sale. Prospective customers must also be informed of the nature of remuneration earned by the distributor. The legislation seeks to ensure that the incentives to sell products do not conflict with the customer’s best interests.

 

 

 

 

 

On this point, it is worth noting that in some countries the rate of remuneration must also be disclosed (eg creditor protection in Italy, and protection insurance in Sweden). This is a reminder that the IDD is a minimum standards regulation. Any of the 28 countries in the European Union can impose higher standards, which means distributors have to divulge more information to potential customers, depending on which countries they operate in. BNP Paribas Cardif is on hand to help partners understand differences in national regulations and follow local best practice.

Customers must also be clear on whether they are being advised when buying an insurance product.

The distinction between advised and non-advised is yet another practice to ensure individuals are clear on the service being offered. In both cases, distributors have to document that customers’needs have been met. BNP Paribas Cardif sees this as an opportunity to build up customer profiles using the latest technology and is sharing its savoir-faire in digitalization, data management and algorithms with partners.

Howewer, digitalisation will not replace the human sales force any time soon. The IDD formalises the need for continuous training. Employees responsible for selling protection insurance (including managers of the salesforce) must receive at least 15 hours training per year. The training, depending on member states transpositions, can take many forms, including digital learning and classroom sessions. Derogations to training requirements apply for distributors selling ancillary cover for mobile phone or extended warrantee.

 

Finally, distributors should be aware of the effect of IDD on selling insurance products ancillary to a good or aservice as part of a package. The legislation favours transparency and customer choice. So for example where mortgage providers can require customers to take out payment protection, IDD prefers an openmarket choice over an exclusive restriction to buy the protection from the mortgage provider. To understand further how insurance offerings need to be clarified,BNP Paribas Cardif welcomes the chance to explain these new regulations to its partners.


Data science : BNP Paribas Cardif intègre le consortium scikit-learn

20 septembre 2018

Nanterre, le 18 septembre 2018

Inria[i] a annoncé le 17 septembre 2018 la création d’un consortium pour promouvoir et renforcer scikit-learn, bibliothèque logicielle de référence en machine learning, utilisée par les data scientists du monde entier. En devenant membre de ce consortium, BNP Paribas Cardif souhaite accroître son rôle dans les plateformes collaboratives de data science et renforcer ses expertises dans ce domaine clé pour les services d’assurance de demain.

 

Scikit-learn est une bibliothèque logicielle gratuite et libre d’utilisation dédiée à l’apprentissage statistique (machine learning). Référence pour les experts de la data science, scikit-learn est utilisé par 526 000 utilisateurs par mois et s’applique à de nombreux domaines tels que la prévision des comportements des utilisateurs, la lutte contre la fraude et le spam, l’optimisation des processus industriels et logistiques, le ciblage marketing…

 

Pour développer et stimuler l’écosystème scikit-learn, un consortium a été créé avec le soutien de la Fondation Inria. Il doit permettre notamment l’intégration de nouvelles contributions et l’ajout de fonctionnalités ambitieuses au service de sa vaste communauté d’utilisateurs et de développeurs.

 

En tant qu’assureur, BNP Paribas Cardif est une entreprise dont le pilotage est fondé sur la donnée. Parce que la data science joue un rôle primordial dans l’expérience client et la conception des offres d’assurance de demain, BNP Paribas Cardif a choisi de prendre une part active à ce consortium.

 

En devenant membre, BNP Paribas Cardif affirme sa volonté de soutenir le développement en open source, d’accompagner activement la croissance de scikit-learn et de participer à la définition de ses priorités stratégiques.

 

Transformer les données en valeur client : un enjeu majeur pour l’assurance

 

Depuis 2013, le digital s’est installé à tous les niveaux de la compagnie. Aujourd’hui, la digitalisation est au cœur du plan stratégique 2020 de BNP Paribas Cardif. Elle  permet de recueillir des données de plus en plus nombreuses et variées afin de les valoriser au bénéfice de ses assurés et de ses partenaires distributeurs.

 

Grâce à l’exploitation de la data, BNP Paribas Cardif optimise les parcours clients, affine ses offres et en crée de nouvelles. Dans ce cadre, BNP Paribas Cardif vise 80% d’automatisation de ses process à horizon 2022.

 

Pour mener à bien ses travaux autour de la donnée, la compagnie a créé un Data Lab’, un centre d’expertise doté d’un environnement sécurisé consacré à la construction et l’exploitation d’algorithmes visant l’amélioration de ses services.

Le Data Lab’ de BNP Paribas Cardif repose sur :

  • Un environnement informatique à hautes performances de calcul,

  • Une plateforme de gestion et de monitoring des algorithmes,

  • Un écosystème de recherche et développement ouvert.

 

Les algorithmes qui y sont développés ont donné naissance à des outils capables notamment d’automatiser le contrôle de certaines clauses des contrats d’assurance, le traitement des pièces justificatives et le règlement des sinistres. Toutes ces applications se traduisent par des avancées concrètes en matière d’expérience client, de prévention des risques, d’action commerciale et de services.

 

A titre d’exemple, une initiative menée en Espagne sur la gestion des sinistres en assurance emprunteur vise 80% de décisions automatiques. Grâce à l’intelligence artificielle, BNP Paribas Cardif pourra analyser automatiquement les documents des clients et, dans certains cas, régler les mensualités d’emprunt sans attendre l'ensemble des pièces justificatives. Un tiers des clients obtiendra ainsi un accord immédiat. Pour les dossiers nécessitant l’envoi d’éléments complémentaires, la prise en charge s’effectuera en moins de 4h après la réception des documents. L’objectif est d’apporter des réponses rapides pour enrichir l’expérience client.

 

« L’open source et les bibliothèques logicielles libres d’usage telles que scikit-learn jouent un rôle essentiel dans les travaux de data science et contribuent activement au développement d’offres et de services innovants. Nous sommes fiers d’être partie prenante du consortium scikit-learn et de soutenir la croissance de cette référence de l’écosystème de la data science », déclare Michael de Toldi, Chief Analytics Officer de BNP Paribas Cardif.

 

 

A propos de BNP Paribas Cardif

 

Leader mondial en assurance emprunteur[ii], BNP Paribas Cardif joue un rôle clé dans la vie quotidienne de ses clients assurés en leur proposant des produits et services qui leur permettent de réaliser leurs projets, tout en se prémunissant contre les aléas de la vie. Acteur engagé, BNP Paribas Cardif souhaite avoir un impact positif sur la société et rendre l'assurance accessible au plus grand nombre.

 

Dans un monde profondément modifié par l’émergence de nouveaux usages et modes de vie, l'entreprise, filiale de BNP Paribas, s’appuie sur un business model unique fondé sur le partenariat. Elle co-crée ses offres avec près de 500 partenaires distributeurs dans des secteurs variés (banques et institutions financières, acteurs de l’automobile, de la grande distribution, des télécommunications, fournisseurs d'énergie, Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants et courtiers...) qui en assurent la commercialisation auprès de leurs clients.

 

Présent dans 35 pays avec des positions fortes dans trois zones (Europe, Asie et Amérique latine), auprès de 100 millions de clients, BNP Paribas Cardif est devenu un spécialiste mondial de l’assurance des personnes et un acteur majeur du financement de l'économie.  Plus de 10 000 collaborateurs[iii] dans le monde participent à la réalisation d’un chiffre d’affaires qui s’est élevé à 29,7 Md€ en 2017.

 

 

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[i] Inria (institut national de recherche en sciences du numérique) est le seul établissement de recherche public dédié exclusivement aux sciences du numérique. L’institut produit une recherche de haut niveau dans les champs informatiques et mathématiques appliquées et en garantit les impacts économiques et sociétaux.

[ii] Source : Finaccord - 2017

[iii] Effectifs des entités juridiques contrôlées par BNP Paribas Cardif : près de 8 000 collaborateurs


Quand le Smart phygital transforme le magasin en expérience

20 septembre 2018

Il semble loin ce temps où l’on opposait le physique au digital. Une décennie après l’invasion massive de l’économie numérique dans nos vies, force est de constater que le point de vente n’a pas disparu. Bien au contraire.

 

Du supermarché à la galerie marchande, du commerce de proximité au drive, le point de vente n’a eu de cesse de s’aligner sur les nouveaux modes de consommation impulsés par les nouvelles technologies et les usages qui en découlent. De paradigmes en paradigmes, le monde du retail a su prouver au fil du temps sa grande adaptabilité. Aujourd’hui encore, à l’ère du Smart phygital, le magasin physique entreprend une nouvelle métamorphose en mettant le client au centre de ses services par le biais de l’expérience.

 

Gamifier et optimiser les espaces en se recentrant sur l’expérience client

 

Bousculé, un temps, par le e-commerce et les plateformes web, le magasin physique a su tirer le meilleur du digital pour ré-enchanter l’expérience en magasin, optimiser les parcours d’achat et redonner du sens à la consommation. La plupart des enseignes ont bien compris qu’il était vain d’opposer commerce physique et commerce en ligne, tant il s’agit de formes de ventes complémentaires. Aussi, ont-elles massivement opté pour une stratégie omnicanal leur permettant d’offrir des services 360 degrés à leurs clients, autant en magasin, que sur smartphone ou plateforme. C’est le cas notamment des deux géants français de la distribution : Monoprix qui s’est récemment associé à Amazon ou encore de Carrefour qui vient de racheter la foodtech Quitoque, spécialisée dans la livraison de paniers-repas à cuisiner. Plus encore, ces canaux digitaux se sont progressivement intégrés de manière intelligente dans les lieux physiques afin de proposer de nouveaux services innovants et une expérience client plus engageante. C’est l’empire du « phygital ».

 

D’ailleurs, de plus en plus d’enseignes optent pour des parcours clients personnalisés en magasin en gamifiant les espaces, via des dispositifs spectaculaires en AR ou VR, ou en interagissant directement avec le client via son smartphone. Cela permet de magnifier le lieu de vente, de sublimer le produit et de créer de l’engagement envers le client, en transformant l’acte d’achat et de découverte du produit en véritable divertissement. Aussi, le rôle du storytelling lié à l’image de la marque et du produit devient fondamental.

En 2017, BNP Paribas Cardif et Cardif Roumanie se sont associés pour créer un serious game autour de l’assurance Vol & Dommage. Cette initiative a été lancée avec notre partenaire Carrefour en Roumanie. Grâce à la réalité virtuelle le/la joueur(se) se retrouve dans un parc virtuel où il/elle doit protéger son téléphone des risques de disfonctionnement, dommage et vol. Les clients sont ensuite invités à échanger avec les équipes commerciales afin d’obtenir plus d’information et souscrire à l’offre. En seulement 3 mois, plus de 3000 joueurs ont eu l’opportunité de tester le serious game. Ce projet profitable à tous, élaboré avec notre partenaire Carrefour, permet de montrer en quoi la technologie peut améliorer l’expérience client..​

 

En plus du caractère ludique et donc engageant de ce genre de dispositif, cela permet aux marques d’optimiser l’espace de leur point de vente et de gagner en proximité. Or, s’il y a beaucoup de choses expérimentées à l’heure actuelle, Matthieu Soule, Deputy CEO de L’Atelier BNP Paribas North America, concède que « ces dispositifs ne sont pas encore entrés dans les mœurs. Nous ne sommes qu’au début du phénomène. Aujourd’hui on passe surtout par les smartphones car les objets connectés et autres dispositifs numériques qui sont en test sont très onéreux et relèvent plus de l’opération marketing, de l’animation en magasin que d’une révolution du magasin physique »

 

Une expérienciation qui redonne du sens à la consommation
 

C’est pourquoi, plus qu’en devenant expérientiel, le point de vente doit retrouver un caractère éminemment social, et devenir un lieu de rencontre aussi divertissant que commercial. Car il ne faut pas réduire l’expérience client au simple acte d’achat. Le shopping est avant tout un moment qui doit relever du plaisir. Aussi, le digital peut-il orchestrer ces différents aspects du commerce en organisant de véritables activités autour des produits. En somme, le magasin de demain serait une hybridation entre le point de vente, le fablab, le salon de thé, le parc d’attraction et le musée interactif. Or, pour Matthieu Soulé, « les pop-up store ont montré que si ce type d’expérience physique fonctionnait bien pour certains concepts ou chez certaines marques, il relevait davantage de l’éphémère que du durable ». C’est pourquoi l’expérience doit dépasser le produit et toucher directement le client et ses attentes toujours plus complexes.

Celui-ci est, en effet, devenu un acteur militant dans sa consommation et plus exigeant dans la gestion de son temps et de son argent. Et le magasin « client-centric » doit répondre de façon personnalisée à ces exigences, en proposant des activités exubérantes à la simple vente. Et le géant américain Target l’a bien compris, en lançant son concept d’open house, un nouveau lieu innovant qui propose à ses clients des sessions de tests de nouveaux produits en magasins ainsi que toute une variété d’événements ou de conférences, créant ainsi un tout autre univers commercial qui augmente l’offre et le produit d’un point de vue client. Plus que d’introduire une accumulation de dispositifs numériques en magasin, il s’agit, au contraire, de transformer le lieu de vente en un hub polymorphe et personnalisé de services connectés.

 

Des opérations de paiement qui s’invisibilisent

 

Et là encore, le magasin doit beaucoup s’inspirer du commerce en ligne, en particulier dans ses services financiers. En digitalisant le panier et le paiement, et en l’associant directement aux services et activités proposés, le magasin du futur “invisibilise” et marginalise les moments les plus désagréables comme le passage en caisse. Impossible à ce stade, de ne pas penser aux magasins sans caisses élaborés en ce début d’année par Amazon Go, à la croisée des mondes physiques et digitaux. « Si évidemment, ce modèle d’Amazon pousse le concept à l’extrême, il n’est pas idiot d’imaginer des modèles intermédiaires où les services financiers, sans pour autant disparaître complètement, se fondraient dans l’expérience que vit le client » poursuit Matthieu Soulé. C’est d’ailleurs dans cette optique que la banque américaine Capital One a carrément lancé sa propre chaîne de café, Capital One Café, où ses clients peuvent se rencontrer, échanger et demander tout type d’information à propos de leurs services bancaires. Cette invisibilisation technologique présente avant tout l’intérêt de fluidifier les services et rendre le parcours client le plus naturel possible.

Tout cela concourt à réorienter et à redéfinir l’expérience de consommation en fluidifiant le parcours client. Car en privilégiant le moment au produit ou au service, on introduit un nouvel élément indispensable dans la relation commerciale : l’humain. Car finalement, qu’il soit financier, commercial ou communicationnel, l’échange est ce qui fait l’essence du corps social et du lien entre les hommes. Matthieu Soulé conclut même en soulignant que « l’un des gros avantages des magasins physiques restera la valeur humaine du vendeur, mais aussi son rôle de conseil. Ses indications personnalisées sont autant voire bien meilleures que celles des algorithmes des plateformes. Et les recommandations d’un humain en face à face seront toujours plus chaleureuses qu’un simple scroll. » Et c’est cet échange-là, plus riche que la transaction elle-même, qu’il convient de retrouver. Puisse le « smart phygital » permettre d’aller dans cette direction.

 

Article écrit en collaboration avec l'Atelier