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La finance au service de la gestion durable des terres

Nanterre, 12 décembre 2018

 

Selon le nouvel Atlas mondial de la désertification, réalisé par la Commission européenne en juin 2018, déjà 75 % des terres émergées de notre planète sont dégradées, et cette proportion pourrait dépasser 90 % d'ici à 2050. La dégradation des sols provient souvent du surpâturage, de la déforestation ainsi que de certaines pratiques agricoles intensives. Or, la terre et le climat sont intimement liées : un sol dégradé retient moins de carbone et l’usage des terres réprésente 25% des gaz à effet de serre.  

 

Face à ces défis, les pratiques de gestion durable des terres constituent une réponse adaptée à la lutte contre le changement climatique. Ces technologies (meilleure gestion de l’eau, reboisement, agroforesterie, rotation des pâturages…) permettent de répondre aux besoins humains tout en respectant les ressources naturelles. La gestion durable des terres augmente la productivité, la biodiversité et permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

Pour être déployées à grande échelle, ces solutions ont besoin de ressources financières conséquentes que la sphère publique ne peut apporter à elle seule. D’où l’idée, développée notamment lors du Sommet de New York en 2014, d’orienter les flux financiers du secteur privé vers le financement de projets environnementaux et sociaux durables.

 

C’est dans ce contexte que BNP Paribas Cardif a investi, en 2018, dans le fonds Land Degradation Neutrality (fonds LDN) qui a pour objectif de restaurer les terres dégradées et de soutenir les populations agricoles locales en faisant la promotion d’une agriculture éco responsable. L’objectif de ce fonds, géré par la société de gestion Mirova avec le soutien de l’ONU, de la Banque Européenne d’Investissement et de l’Agence Française de Développement, est de combiner performance financière et impact positif sur l’environnement et l’économie locale.

 

Parmi les exemples de projets que le fonds prévoit de financer figure notamment le développement d’un programme de plantations de café au Pérou en partenariat avec des coopératives de petits producteurs, en mettant en place des actions de reforestation (avec une plus grande variété d’arbres plantés) et de diversification des sources de revenus. Ce projet vise le reboisement de près de 9 000 hectares, la réduction de 1,3 million de tonnes de C02 et l’amélioration des conditions de vie de 2 400 producteurs.

 

En soutenant à terme une quinzaine de projets concrets, ce fonds, issu d’un partenariat public-privé, permet de contribuer aux Objectifs de Développement Durable (ODD), adoptés en 2015 par l’ONU. Ce projet vise à créer ou soutenir 100 000 emplois décents, principalement dans les zones rurales des pays en développement (ODD n°8) et à lutter contre la pauvreté, en particulier en zone rurale (ODD n°1). Ces investissements contribuent aussi à atténuer les effets du changement climatique (ODD n°13) avec la réduction de 35 millions de tonnes de CO2 à travers notamment des programmes de reforestation et de gestion durable des terres sur plus de 500 000 hectares.

 

Cette initiative s’inscrit dans la démarche globale menée par BNP Paribas Cardif en matière d’Investissement Socialement Responsable. L’assureur s’engage à doubler ses investissements verts d’ici 2020 et à accélérer ses investissements sociaux pour combiner performance financière et impact positif sur l’environnement et la société.