BNP Paribas Cardif, soutient l’entrepreneuriat féminin aux cotés de l’association fintexx – women in finance - news - Corporate
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BNP Paribas Cardif, soutient l’entrepreneuriat féminin aux cotés de l’association fintexx – women in finance

07 février 2019

29 Janvier 2019

 

A l’occasion du Paris Fintech Forum, événement international de référence dans le domaine de la finance et la tech, organisé fin janvier, l’association européenne fintexx – women in finance et l’assureur BNP Paribas Cardif ont convié de nombreuses dirigeantes de start-up, le 28 janvier 2019, à échanger sur les fintechs qui transforment notre quotidien ainsi que sur le rôle et  la contribution des femmes dans la finance et la tech. Retrouvez l'interview de Nathalie Doré, Chief Digital & Acceleration Officer de BNP Paribas Cardif et de Carolin Gabor, associée chez finleap et fondatrice de fintexx – women in finance.

 

Qu’est que le fintexx – women in finance et l’événement que vous organisez à l’occasion du Paris Fintech Forum avec BNP Paribas Cardif ?

Carolin Gabor : fintexx – women in finance est une initiative de finleap que j’ai eu l’idée de lancer en 2016 dans le but d’apporter aux femmes qui travaillent dans le monde de la finance et des technologies plus de visibilité et d’occasions de nouer des contacts. Elle est composée d’un cercle fermé de dirigeantes d’entreprises qui ont tissé autour d’elles un solide réseau dans le secteur financier. Nous nous retrouvons généralement pour déjeuner ou dîner et avons déjà organisé des événements fintexx – women in finance à Londres, Amsterdam, Francfort ou Zurich. Nous mettons l’accent sur la création de réseaux, la recherche d’opportunités commerciales communes et le soutien mutuel. Ce qui est important aussi à mon sens, c’est que l’initiative offre des perspectives à une nouvelle génération de femmes qui se destinent à une carrière dans la finance et la technologie tout en continuant de stimuler et offrir un soutien aux femmes qui opèrent dans le domaine des services financiers. Je me sens particulièrement proche de ces jeunes femmes technophiles. Chez finleap, incubateur de fintechs, nous encourageons la diversité au sein de nos équipes et sommes très fiers de compter autant de femmes que d’hommes à des postes clés.

J’avais vraiment hâte que cet événement organisé avec BNP Paribas Cardif se concrétise. Nathalie et moi sommes en contact depuis longtemps et je suis ravie de faire venir fintexx à l’occasion du Paris Fintech Forum et d’y rencontrer des femmes formidables et passionnantes de différentes nationalités et de divers horizons.

 

Pourquoi BNP Paribas Cardif s’associe à l’initiative du fintexx – women in finance?

Nathalie Doré: Nous sommes très contents de nous associer à l’association fintexx – women in finance. Nous sommes très impliqués dans le monde des start-up, l’open innovation étant un axe majeur de notre stratégie. Avec notre fonds d’investissement C. Entrepreneurs, créé en 2016 et géré par Cathay Innovation, nous soutenons financièrement une dizaine de start-up. Au-delà de l’apport financier, nous les soutenons en les aidant à construire les conditions de leur croissance : nous faisons un projet avec chaque start-up dans lesquelles nous investissons. C’est la condition, pour nous, d’accelérer notre transformation et, pour les start-up, de tester l’appétence de nouveaux marchés car nous travaillons avec plus de 500 partenaires distributeurs et comptons 100 millions d’assurés. Nous collaborons également avec de nombreuses start-up sans forcément investir dedans. La start-up insurtech Clark, soutenue par finleap, est un bon exemple. J’ai rencontré Caroline au Women’s Forum. Nous étions speakers à la même table ronde sur les femmes dans la fintech. Nous avons très vite trouvé des intérêts business communs autour des plateformes et collaborons désormais au travers de notre projet avec Clark en Allemagne. Nous partageons également la volonté d’avoir une industrie bancaire et fintech plus accessible aux femmes. En règle générale, plus on monte dans la hiérarchie, plus les femmes se font rares. En finance, il y a bien une parité si on regarde les chiffres globaux mais quand on arrive au top management, la représentation des femmes s’effondre à 15%. Je suis fière de travailler pour une entreprise où ce n’est pas le cas : notre comité exécutif est proche de la parité. Il est important de faire bouger les lignes pour amener plus d’égalité dans notre industrie. Nous connaissons les impacts économiques et sociétaux d’une mauvaise diversité. C’est important pour nous de soutenir les initiatives qui contribuent à l’égalité hommes / femmes, telles que celles proposées par l’association fintexx – women in finance. Une des façons de faire bouger les lignes est de rendre plus visibles les femmes dans la finance : mobiliser les réseaux engagés comme fintexx et les personnalités féminines du secteur, et les faire intervenir en tant que role model dans des événements comme celui-ci.

 

L’association fintexx – women in finance favorise les échanges entre dirigeantes de start-up. Quelle place occupent les femmes dans le digital aujourd’hui ?

Nathalie :Une étude récente du Syntec Numérique rappelle que les femmes représentent seulement 27,5% des effectifs dans le numérique et qu’elles se font particulièrement rares dans les métiers techniques (tels que le développement ou la data science). Et cela dépasse les frontières. J’ai été fortement sensibilisée à ce problème quand je vivais aux Etats-Unis. La bonne nouvelle est que nous pouvons agir au niveau de nos entreprises. Si la diversité est faible à la sortie des écoles formant au digital, il est important de communiquer sur la possibilité de se réorienter avec des roles models à l’appui et ainsi ramener un équilibre, une égalité des genres.

Avec la 4ème révolution industrielle, de nombreux métiers sont amenés à évoluer pour s’adapter aux nouveaux besoins des entreprises et aux nouveaux modes de consommation. Il y aura de plus en plus besoins de compétences Tech. Dans cette optique, l’an dernier, BNP Paribas Cardif s’est associé à General Assembly, un pionnier dans le domaine de l'éducation et de l'évolution de carrière, spécialisé dans les compétences qui sont aujourd'hui les plus recherchées, pour accompagner ses équipes face à ces changements majeurs. Nous nous sommes ainsi engagés à former 1000 collaborateurs d’ici fin 2022 et à ouvrir ces sessions aux collaborateurs de nos partenaires distributeurs et au Groupe BNP Paribas. Nous avons formé plus de 100 collaborateurs sur le 2ème semestre 2018 à l’UX Design, les méthodes agiles et la data science. Nous avons pu compter sur une participation quasi égale d’hommes et de femmes de l’entreprise. C’est encourageant !

Carolin : La proportion de femmes qui créent des start-up spécialisées dans les technologies reste minime. Bien que le nombre de femmes créatrices d’entreprises ait augmenté ces dernières années, les hommes entrepreneurs restent majoritaires. À mes yeux, l’instant charnière est celui de l’enfance. Il faut montrer très tôt aux femmes, à l’école ou à l’université, qu’elles peuvent s’épanouir dans une carrière entrepreneuriale. C’est là qu’interviennent les politiques économiques. Bien qu’il existe des réseaux professionnels féminins d’initiative privée, comme le nôtre, il y a aussi nécessité sur le plan politique de renforcer la visibilité des femmes chefs d’entreprise dans le domaine du numérique et de soutenir leurs activités de réseautage. C’est en ayant pour modèles des femmes entrepreneures et en s’inspirant d’elles pour réussir que les jeunes femmes pourront se défaire de leur peur d’embrasser une telle carrière et se motiver. Pour créer une entreprise, les femmes doivent par ailleurs surmonter bien d’autres obstacles, comme celui de lever des capitaux. Je connais bien des femmes qui ont exprimé combien il est difficile de s’adresser à un parterre uniquement composé d’hommes et de les convaincre.

 

Carolin a évoqué ses différents engagements au travers de fintexx – women in finance. Nathalie, quelles actions menez-vous personnellement pour valoriser les femmes dans le digital ?

Nathalie : Je suis fière d’avoir co-organisé avec Clara Terrien, une Française très active dans la Tech de la Silicon Valley, et auprès de Chiara Corazza, directrice générale du Women’s Forum, la 1ère délégation de la Silicon Valley au Women’s Forum à Paris il y a un an. Cela m’a donné aussi l’opportunité de faire entendre ma voix sur le thème de la place des femmes dans les fintechs. Le Women’s Forum est un événement très influent permettant d’avoir de l’impact sur ces sujets de diversité. Lorsque je dirigeais L’Atelier BNP Paribas de San Francisco, j’étais également membre de la French American Women Executives Community qui permet de faire du co-développement et du networking. Aujourd’hui, je suis marraine du programme de mentoring de l’association BNP Paribas MixCity qui a été créée par les femmes-cadres du groupe BNP Paribas afin de faciliter l’accession des femmes à des postes d’encadrement supérieur et de promouvoir un meilleur équilibre des temps de vie. Dans ce cadre, je suis mentor d’une jeune femme, un rôle qui me tient particulièrement à cœur. Il est important de prendre la parole sur le sujet car au sein des pays industrialisés et développés, les femmes ne sont à l’origine que de 20 à 30 % des créations d’entreprises. Cette situation résulte beaucoup de l’éducation et de la culture. Les femmes ont tendance à se mettre plus de barrières et à s’autocensurer. Il est donc important de soutenir les initatives qui favorisent la mixité et de sensibiliser la nouvelle génération à ces sujets.