Interview croisée : Comment le covoiturage favorise les rencontres entre collaborateurs de différentes entreprises ? - news - Corporate
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Interview croisée : Comment le covoiturage favorise les rencontres entre collaborateurs de différentes entreprises ?

17 September 2019

 

Afin de proposer une nouvelle solution de transport à tous ses collaborateurs, BNP Paribas Cardif a mis en place depuis 2018, un partenariat avec Klaxit, spécialiste du covoiturage en entreprise. Avec plus de 500 inscriptions, le covoiturage se développe et se fait également entre différentes entreprises. C’est le cas de Melissa Corinthe, Responsable fidélisation client TPE chez Sodexo Pass France et Pascale Desfontaines, Responsable fabrication au service Communication France de BNP Paribas Cardif, qui partagent ensemble leurs trajets. Elles reviennent sur les avantages du covoiturage au quotidien.

 

 

Avant cela, quels étaient vos a priori sur le covoiturage ?

 

Mélissa : Mes seuls a priori concernaient les personnes que j'allais transporter. Je me demandais comment ça allait se passer, surtout que je suis une femme et que je ne conduisais que des hommes dans ma voiture. D'ordinaire, je ne suis pas timide, mais là, j'avoue qu'au début je suis un peu restée sur mes gardes.

 

Pascale : Je n’avais jamais fait de covoiturage. Je trouve que la voiture est un espace cocooning qui offre une certaine liberté. Je ne voulais pas me retrouver tous les matins dans une voiture avec une personne que je ne connaissais pas et me sentir obligée de discuter de sujets qui ne m'intéressent pas forcément. Je pensais que cela serait contraignant et je préférais ne pas covoiturer !

 

Comment s'est passée votre première expérience avec Klaxit ?

 

Mélissa : J'ai cherché des gens qui pouvaient m'emmener, mais finalement je n'ai pas trouvé de conducteurs à côté de chez moi. Je me suis donc proposée en tant que conductrice. Mon premier covoitureur habitait à Joinville, sur mon chemin, et on pouvait faire les trajets du matin et du soir ensemble. C'était aussi sa première fois en covoiturage et ça s'est bien passé toute la semaine. Il était très gentil et nous avons discuté de choses très diverses. Par la suite, j'ai eu une autre bonne expérience avec un deuxième covoitureur.

 

Pascale : Je suis revenue de vacances mi-juillet. Je savais que le tramway était en travaux pour une durée d’un mois. Comment aller au travail sans le tramway ? j’ai tout de suite pensé au covoiturage Klaxit. Le dimanche soir, la veille de ma reprise, j'ai lancé l’application Klaxit sur mon téléphone et  j'ai immédiatement trouvé pour le lendemain matin un covoitureur conducteur, qui passait juste devant chez moi. C'était inespéré ! Évidemment, il a fallu faire les présentations. Nous nous sommes aperçu que nous travaillions dans le même groupe BNP Paribas et le feeling est bien passé. Il m'a ainsi expliqué son métier chez Arval, société spécialisée dans la location de véhicules et moi, le mien à la communication chez BNP Paribas Cardif.

 

Cela a-t-il levé vos craintes sur le covoiturage ?

 

Mélissa : Oui. Nous avons beaucoup discuté et partagé avec les covoitureurs. Au fil des trajets, nous avons bien sympathisé. Le premier, qui était aussi DJ, m'a fait découvrir des musiques et le second m'a donné des jeux vidéo pour mon fils. Ce sont des choses que l'on aurait pu faire entre collègues de travail.

J'ai tellement apprécié ces moments qu'après cette première expérience en covoiturage, je suis partie en vacances et j'ai pris un covoitureur. Si je devais aller travailler en voiture, je crois que je prendrais quelqu'un tous les jours.

 

Pascale : Oui, car finalement, ce n'est pas aussi contraignant que ce que je redoutais. Dans la voiture, il n'y a pas d'obligation : certains jours nous discutons, à d’autres moments, nous écoutons la radio et, parfois, nous sommes dans nos pensées. C'est plus agréable que ce que je pensais. On se laisse un peu porter le temps du trajet et cela me permet de découvrir des endroits de la banlieue parisienne que je ne connais pas.

 

Si vous deviez lister les avantages que cela a représenté pour vous, que diriez-vous ?

 

Mélissa : Il y a bien évidemment un impact au niveau écologique, puisqu'on pollue moins. Et puis, s'il y a moins de voitures sur les routes, il y a moins de bouchons, donc moins de stress aussi. Même si on ne le fait pas forcément pour l'argent, cela représente un avantage financier et il faut bien avouer que les quelques euros gagnés lors du covoiturage sont appréciés au moment de faire le plein de la voiture. Et puis, au niveau humain, ça change du quotidien, ça nous ouvre aux autres.

 

Pascale : C'est un véritable gain de temps. Je ne fais plus des trajets d’une heure, avec des changements entre le tram, le train, etc. Mon covoitureur me récupère devant mon domicile pour m'amener quasiment sur mon lieu de travail en 30 minutes seulement. Du coup, je suis moins fatiguée. En plus, je n'ai pas à supporter la foule, le bruit et, lorsqu'il fait très chaud, je profite même de la climatisation dans la voiture.

 

L'aspect humain revient souvent dans vos réponses. Vos trajets avec Klaxit ont l'air de vous avoir permis de faire des rencontres intéressantes...

 

Mélissa : C'est vrai que dans les transports en commun, on voit plein de gens qui vont travailler au même endroit que nous et on ne se parle pas forcément. En voiture, c'est plus facile de nouer des liens, car nous sommes tous dans le même petit espace et nous pouvons plus facilement discuter. J'ai ainsi pu découvrir les activités de mes covoitureurs qui travaillaient chez BNP Paribas Cardif ou dans une association à la défense.

 

Pascale : Au départ, je pensais que Klaxit était réservé aux collaborateurs du groupe BNP Paribas, mais pas du tout, et j’ai covoituré avec des personnes travaillant chez Vinci et Arval. Cela m'a permis de connaître leur travail. Au départ, nous avons surtout parlé de nos métiers, mais au fur et à mesure des trajets, nous nous sommes mis à aborder des sujets plus personnels. Et finalement, une des personnes de Vinci m'a proposé de participer à un apéritif à la rentrée. Nous sommes à Nanterre, tous dans le même quartier, nous aurions très bien pu nous rencontrer dans le RER et faire le chemin ensemble, mais c'est le covoiturage qui a rendu ces rencontres possibles.