Rencontres parlementaires : Quel avenir pour l'assurance vie ?
13/05/2011
Avec plus de 15 millions de détenteurs, 30 millions de personnes concernées et un encours dépassant 1300 milliards d'euros, l'assurance vie est le produit d'épargne le plus populaire en France.
Elle répond aux besoins des ménages pour le financement de leur résidence principale ou la préparation de leur retraite.
Depuis vingt ans, la fiscalité de l'épargne est en perpétuelle évolution.
Quel avenir pour l'assurance vie ? C'est le thème des rencontres parlementaires organisées le 12 mai sous le haut patronage de François Baroin, ministre du Budget et des Comptes Publics, au cours desquelles Pierre de Villeneuve, directeur général délégué de BNP Paribas Cardif est intervenu, dans une table-ronde sur le thème : « Financement de l'économie et assurance vie : objectifs atteints ? »
3 questions à Pierre de Villeneuve, directeur général délégué de BNP Paribas Cardif
![]() | Pensez-vous que l'on doit accroître la part de l'assurance vie dans le financement de l'économie ? Dans un rapport qu'il a remis il y a un an, le Conseil d'Analyse Economique soulignait la nécessité d'accroître l'épargne financière long terme. Les montants gérés au titre du regroupement Assurance vie et fonds de pension représentent environ 60% de l'épargne financière au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, contre, légèrement plus de 40% en France. En France, l'assurance vie ne représente que 14% de l'épargne des ménages. Dans ce contexte, il est de notre rôle d'encourager les Français à compenser la baisse des taux de remplacement des régimes de base par une épargne volontaire long terme. En tant qu'investisseur, nous sommes très présents et nous jouons pleinement notre rôle. |
Selon vous, l'assurance vie est-elle la solution au financement long terme de notre économie ?
Oui, naturellement puisque les assureurs investissent à long terme en donnant des garanties de valorisation plus ou moins importantes et notre capacité à investir à long terme va s'accroître du fait du développement des produits retraite et de l'augmentation de la part des unités de compte dans nos encours.
Cardif a été la 1ère compagnie d'assurances à commercialiser les contrats multisupports. Nous avons un taux d'unités de compte supérieur à la moyenne du marché car c'est avec le temps que l'on arrive à démontrer que la diversification par les unités de compte est un avantage à long terme.
Quel pourrait être l'impact des réformes réglementaires sur la gestion de vos actifs ?
Nous considérons que la part d'actions, quand on veut optimiser le couple rendement/risque, est de l'ordre de 12%.
Avec Solvabilité II, le projet actuel pourrait en théorie nous conduire à limiter la part actions à quelques %.
Nous sommes nombreux en France à nous battre pour réviser le projet actuel avec, par exemple, la demande d'instauration d'une période transitoire dans l'attente d'un changement plus substantiel, dans quelques années.
Nous sommes d'autre part tenus par la confiance des souscripteurs, qui attendent de nous une bonne valorisation de leur épargne et cela passe effectivement par une diversification d'actifs. Je pense que la baisse du poids des actions dans nos actifs généraux devrait rester limitée.









